Si les cieux le permettent, l’affrontement de ce mercredi entre le leader autoritaire du championnat et son dauphin se présente sous les meilleurs auspices, eu égard à leur succès respectif du week-end. Néanmoins, si l’écart entre les deux formations n’est que de six petites unités, les récentes prestations des deux principaux candidats au titre laissent entrevoir un gouffre en termes de niveau de jeu.

En division 1, du moins, Anderlecht reste sur un bilan exceptionnel de 34 points sur 36. Emmené par une puissance de feu qui a fait ses preuves lors dernières sorties bruxelloises - quatre buts au Standard puis cinq au Germinal Beerschot -, le Sporting développe un football chatoyant que ses supporters n’avaient sans doute plus pu admirer depuis l’ère Köller-Radzinski. Mais ce sont finalement les travailleurs de l’ombre qui permettent aux Mauves d’apparaître souverains. En effet, les Juhasz, Mazuch, Gillet, Deschacht ont réussi à bâtir une forteresse, bien gardée par un Proto en grande forme.

En face, le FC Bruges peine à développer le jeu qui l’a porté vers la qualification en Europa League et vers une victoire éclatante (4-2) à l’aller face aux Mauves. Elle semble loin la "bande de salopards" d’Adrie Koster, comme l’aurait sans doute qualifiée Laszlo Bölöni. Pétris de talent, les Dirar, Vadis, Perisic et autres Kouemaha sont en panne d’inspiration et le succès conquis de justesse contre Westerlo samedi n’est pas venu rassurer le coach néerlandais quant au fond de jeu de ses protégés.

Il n’empêche, cette victoire, la première de 2010, maintient les Blauw en Zwart à quelques encablures des Anderlechtois. Entre le mérite et la réalité des chiffres, l’écart est bien souvent de taille. Sans exceller, les Brugeois peuvent espérer revenir à trois points du Sporting.