Un mariage de moins de neuf mois...
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Football

Un mariage de moins de neuf mois...

Christophe Berti

Publié le - Mis à jour le

Pour une fois, un secret a été bien gardé à Anderlecht! Au moment où le club a communiqué hier en fin d'après-midi, via une dépêche à l'agence Belga, sa décision de se séparer d'Alain Courtois, de commun accord, le débat était déjà réglé depuis longtemps et les deux parties s'étaient même déjà rendues ensemble devant l'avocat du Sporting pour régler les détails du divorce. D'ailleurs, Courtois a vidé ses tiroirs définitivement mardi soir et n'était plus au stade hier.

En fait, c'est vendredi que Roger Vanden Stock, président, et Philippe Collin, secrétaire général, ont rencontré, dans son bureau, celui qui était devenu directeur général du Sporting le 1er janvier dernier, pour lui signifier leur décision douloureuse. Entre gentlemen, l'entrevue s'est bien déroulée et tout le monde, hier, rendait hommage à l'autre partie en essayant de ne blesser personne. Que s'est-il vraiment passé pour qu'on se quitte sur un tel constat d'échec, moins de neuf mois après l'arrivée en grande pompe de Courtois en droite ligne de l'Union belge?

Tout simplement, l'ancien directeur de l'Euro 2000 n'a jamais trouvé ses marques dans la structure mauve. Evidemment, tout le monde pointera Michel Verschueren du doigt, en persiflant qu'il avait tué un nouveau concurrent, après avoir écarté Paul Courant quelques années plus tôt. La vérité est plus subtile. Verschueren et Courtois, ce sont évidemment deux visions opposées de la gestion. En début de saison, déjà, les deux hommes s'étaient frottés par médias interposés. L'un reprochant à l'autre de prendre des vacances alors que son club jouait, l'autre répondant qu'Anderlecht devait absolument se moderniser.

Verschueren doit se taire!

Les patrons du club, Roger Vanden Stock et Philippe Collin, préfèrent parler de mayonnaise qui n'a pas monté et avouent tout simplement une erreur de casting. `On n'avait pas la même vision de la gestion, concède sans détour Philippe Collin, qui sort exceptionnellement de son mutisme. Alain aurait dû travailler dans une multinationale, nous sommes des artisans. C'est dommage de se séparer d'un homme intelligent et plein de qualités, mais c'est mieux de se quitter en bons termes maintenant. Alain reste un ami...´ Et comme pour bien marquer l'importance de leur décision, Vanden Stock et Collin ont demandé à Michel Verschueren -qui a appris l'information hier- de s'abstenir de tout commentaire. Une première dans l'histoire du club! Aura-t-il respecté cet ordre venu d'en haut? Par ailleurs, la direction a déjà décidé de remplacer Courtois, mais sans avoir de piste précise pour l'instant.

© Les Sports 2002

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