"Un match vraiment nul"

Football

Cédric Roussel et R.H.

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"Un match vraiment nul"
© EPA

1-1. La Belgique a réussi (?) son 5-ème match-nul consécutif en Coupe du Monde, lundi à Oita contre la Tunisie, lors de la deuxième journée du Groupe H du Mondial-2002. Les trois premiers avaient conduit à une peu glorieuse élimination en France il y a quatre ans. Il ne reste d'ailleurs mathématiquement qu'une seule possibilité à l'équipe de Robert Waseige pour éviter le même sort: gagner le dernier match contre la Russie vendredi. C'est-à-dire exactement le scénario que voulait éviter le futur coach du Standard.

La Belgique aborda finalement ce deuxième match avec Eric Deflandre à l'arrière-droit, et Branko Strupar en pointe, Jacky Peeters retrouvant ainsi le banc de touche, sur lequel restait curieusement vissé Wesley Sonck.

Il ne fallut même pas attendre une minute pour voir le gardien de Bastia Ali Boumnijel alerté par un tir de Marc Wilmots, puis par Geert Verheyen (12), suite à un mauvais contrôle de sa part. Décidés à s'imposer, si possible sur un score intéressant, les Diables Rouges se détachèrent dès la 13-ème grâce au 4-ème but - record de Jan Ceulemans égalé - de Marc Wilmots, à bout portant suite à une remise de la tête de Strupar, après un centre de Van Der Heyden.

Mais comme contre le Japon lors du premier match, le marquoir ne demeura pas longtemps à l'avantage des Belges, qui concédèrent l'égalisation sur un coup-franc de Raoul Bouzaïne 4 minutes plus tard. La Tunisie s'assura alors une légère domination, le temps pour les Belges de se remettre du choc. Mais ils ne réussirent pas vraiment à hausser le rythme, ni par conséquent à reprendre la situation en mains, n'obtenant du moins aucune occasion, à part deux coup-francs, avant le repos (1-1).

- En position d'éliminés -

Wesley Sonck - enfin - et Sven Vermant, furent introduits à la reprise, Strupar et Verheyen leur cédant la place. La Belgique l'échappa belle sur une une volée de Ghodbane qui frôla littéralement l'objectif, puis Wilmots et Sonck se gênèrent dans les airs au moment de conclure devant Boumnijel (55e). Le portier tunisien sauva ensuite dans les pieds de Goor (63e), au moment où son équipe commençait à donner quelques signes d'essoufflement, Gabsi étant d'ailleurs prié de se retirer au profit de Sellimi.

Les Belges dominaient, mais décevaient aussi, en se montrant incapables de prendre l'adversaire en défaut par une action digne de ce nom. D'où l'entrée au jeu de Mbo Mpenza à la place de Timmy Simons.

Il s'agissait en effet de forcer la décision dans le dernier quart d'heure, tout en évitant de se faire poignarder en contre. Les Belges, comme on pouvait d'ailleurs s'y attendre en les voyant patauger dans l'ancien fief de Lorenzo Staelens, ne remplirent que la deuxième partie de cette double mission contradictoire, malgré deux nouvelles tentatives de Ghodbane. Ils se retrouvent ainsi en position d'éliminés, à la 3-ème place du groupe, avec l'obligation de battre la Russie vendredi à Shizuoka, sous peine de subir le même sort qu'au Mondial'98. Un exploit qu'ils avaient réussi en 1/8-ème de finale à Léon: 4-3 après prolongation. (BELGA)

L'avis de Cédric Roussel qui était notre invité à la cellule Internet. "Moi qui avait pronostiqué un 2-0 pour notre équipe nationale! J'en ai pour mon argent... je pense que le onze de base montrait bien les intentions des Belges, à savoir de vaincre l'équipe tunisienne avec, comme éléments offensifs, Wilmots, Strupar et Verheyen. Moi, j'aurais vu un Bernd Thijs en milieu créatif. Il aurait pu apporter sa créativité, sa technique et son intelligence de jeu. Il aurait peut-être aussi fallut lancer dans la bataille Sonck. En tout cas, Strupar reste un élément déterminant sur phases arrêtées dans la déviation de ballons. Comme vous avez pu le constater sur le but de Wilmots... En seconde période, je l'aurais laisser au jeu car Branko possède un jeu de tête très dangereux.
Je pense que Waseige a fait les changements au bon moment avec Sonck, pour sa vivacité, et Vermant, pour sa créativité et enfin Mbo, pour son explosivité. Seulement, ces trois éléments n'ont rien apporter de plus à l'équipe belge. Un autre problème fut les décrochages incessants de Strupar et de Sonck. Comment faire, dès lors, pour peser sur la défense adverse ? Ajoutez à cela deux joueurs habituellement remuant comme Goor et Verheyen qui étaient dans un très mauvais jour.
Et puis, physiquement, les Belges étaient lessivés, lourds, sans aucun dash. Il faut aussi, objectivement, s'intéresser au taux d'humidité présent dans l'air, qui a sans doute fait du mal aux diables. pour avoir participer à un tournoi avec les moins de 21 ans en Malaisie, je peux témoigner de ces conditions difficiles. Et sans tempo, il n'y a pas d'accélérations mortelles pour les défenses ni de balles assassines dans les trous. c'est bien simple tout à manquer à notre équipe nationale ce lundi. Ce fut des plus mauvais matches depuis le début de la Coupe du monde. A oublier au plus vite !
Sommes-nous capable de battre la Russie? Je pense que oui, c'est tout à fait faisable. Néanmoins, il y a une certaine dualité dans mes propos. En effet, nous ne partons pas favoris mais nous devrons faire le jeu et remporter cette victoire qui nous a fait défaut aujourd'hui. Hors, on sait bien que notre équipe nationale n'est jamais aussi bonne qu'en outsider mais nous connaissons aussi nos difficultés à marquer et prendre une rencontre à notre avantage... Selon moi, ces sera du 50/50. Il ne faut pas désespérer. Il faudra vraiment se montrer offensif, coûte que coûte, même si les solutions ne sont pas légions!

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