MOUSCRON Après trois défaites consécutives dans les matches qui ont précédé la trêve liée à l'équipe nationale, l 'Excel avait besoin, samedi soir, de retrouver le chemin de la victoire et celui de la confiance.

On ne peut pas dire que l'objectif ait été atteint. Même si la mauvaise série s'est achevée, les hommes de Philippe Saint-Jean n'ont pu faire mieux qu'un nul à domicile face à Ostende, la lanterne rouge. Et cela, c'est une contre-performance.

Pourtant, on ne fait pas trop la fine bouche du côté du Canonnier. Si les Ostendais avaient été plus réalistes devant le but, Mouscron n'au- rait même pas pu arracher un point. La remarque vaut aussi pour l'autre camp, il est vrai. Car des occasions, Dimbala et consorts en ont eu.

Les Mouscronnois entamèrent d'ailleurs la rencontre par le bon bout mais une faute de Beloufa sur Santalab plaçait Marco Nijs en position idéale. Et on sait que le défenseur latéral ostendais excelle dans ce genre d'exercice, comme il le prouve à chaque fois qu'il en a l'opportunité.

Le trouble qui pouvait envahir les esprits à ce moment-là ne dura pas. Il ne fallait, en effet, que 120 secondes à Christophe Grégoire pour rétablir l'égalité sur un mouvement où Marcin Zewlakow avait fait valoir sa combativité et Lorenzi, sa précision dans le centre.

Libérés, les Hurlus auraient dû l'être. Ils en donnèrent même l'impression pendant un petit quart d'heure avant de laisser retomber la pression et de perdre quelque peu leur football.

Bien organisés, les Côtiers avaient la bonne idée de laisser très souvent du monde devant, le danger restant donc possible en permanence devant le but de Vandendriessche.

Mais si Mouscron avait du mal à approcher du but de Thieren, le substitut d'Habran (suspendu), c'est également à l'un des juges de touche qu'on le devait. Après 34 minutes, les joueurs locaux s'étaient déjà laissés surprendre dix fois à ce petit jeu. Et on ne pouvait certainement pas donner raison à chaque fois à l'homme en jaune qui avait une interprétation très particulière de cette règle élémentaire.

La nervosité et le doute pouvaient donc lentement s'installer, un doute renforcé dans les arrêts de jeu de la première période quand Vandendriessche se reçut mal suite à une sortie aérienne à la limite de son rectangle. Reprenant sa place pendant une dizaine de minutes après la pause, il dut finalement se retirer au profit de Christophe Martin qui avait été incertain tout au long de la semaine.

Dans ces conditions, on pouvait s'imaginer que l 'Excel allait devoir compter avec un handicap supplémentaire. Mais l'ancien Montois montrait d'entrée de jeu qu'il était parfaitement entré dans le match en sauvant les meubles devant Djam- ba-Shango. Par trois fois, Martin allait laisser son équipe dans la rencontre en alliant la beauté du geste à l'efficacité.

Il aurait probablement été le héros du match si Thieren, son vis-à- vis, n'avait lui aussi sorti des arrêts de grande classe devant Lecomte et Dimbala.

Chapeau vraiment pour deux garçons qui ont montré un potentiel énorme et qui, pourtant, retourneront plus que probablement sur le banc le week-end prochain.

© Les Sports 2004