Jan Peeters a déclaré: «Tant que la relation entre joueurs et entraîneur est bonne, je ne vois aucune raison de virer Aimé Anthuenis.» Après enquête, il apparaît que les joueurs soutiennent leur coach à l'unanimité. Silvio Proto estime que «la relation entre joueurs et entraîneur a toujours été bonne. Ce match-ci ne doit pas tout faire basculer. Van Steenberghe a dit dans une interview qu'il y a trois fous dans le football: l'entraîneur, le gardien et l'arbitre. Après une défaite, un des trois en prend plein la figure. Moi, je crois avoir fait mon possible contre l'Egypte, mais selon moi, l'entraîneur aussi. On ne peut lui en vouloir. Ce n'était pas lui qui était sur le terrain.»

Emile Mpenza n'accablait pas davantage le sélectionneur: «Je ne veux pas influencer la politique de l'Union belge mais, honnêtement, dans le groupe, ce n'est pas un sujet de conversation. Je suis revenu en équipe nationale parce que j'ai bien su faire comprendre à Aimé Anthuenis les problèmes que j'avais. Ça me fait plaisir que mon match lui ait plu. Je ne le lâche pas, maintenant. Il parle plus avec moi qu'avec d'autres joueurs. En attaque, nous trouvons déjà nos marques. Il reste à l'entraîneur à trouver une solution en défense.»

«L'ambiance est bonne»

Quant à Thomas Buffel, il s'alignait sur le discours d'Anthuenis: «Il ne faut évaluer l'entraîneur qu'après les matches contre la Bosnie et Saint-Marin. Avec un six sur six, la situation devient totalement différente. Je ne peux que confirmer que l'ambiance est bonne entre lui et nous. Oui, il nous a adressé la parole après le match. Mais il ne s'est pas fâché. Il nous a dit que l'Egypte était tout simplement meilleure et qu'on aurait aussi pu marquer.»

Olivier Doll soulignait le côté «positif» d'Anthuenis: «Dans les vestiaires, il dit ce qu'il a à dire, mais aux journalistes, il nous défend, contrairement à certains autres entraîneurs, qui font un scandale dans la presse pour se déculpabiliser.»

Enfin, Vincent Kompany se refusait à donner des commentaires sur l'entraîneur: «Je me sens profondément touché dans ma fierté. Si je pouvais, je rejouerais déjà aujourd'hui pour faire oublier tout ceci.»

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