Au football, le but est d'expédier la balle dans les filets adverses. Charleroi et Heusden-Zolder s'y emploient depuis 450 minutes en championnat, sans connaître la réussite. Comment expliquer cette carence? D'abord, l'inexpérience pénalise ces deux formations. Le total des buts inscrits par les joueurs figurant dans le onze de base de Dante Brogno, samedi, face à l'Antwerp atteint seulement 11 unités.

Autre élément de réponse: le manque de puissance indéniable de Charleroi en zone de vérité. Les Olufade, Gilson, Dufer, Macquet et Di Gregorio ne manquent pas de talent balle au pied mais lorsqu'il s'agit de jouer des coudes à l'approche de la ligne fatidique, la division offensive de Dante Brogno manque de poids et de gabarit.

A Heusden-Zolder, Domenico Olivieri, adjoint du néophyte Peter Balette, porte un regard critique et lucide sur les prestations offensives de sa formation. «Un problème existe, on ne peut le nier, même si nous ne voulons pas mettre de pression excessive sur les éléments censés faire évoluer notre boulier compteur. Un attaquant qui ne marque pas évolue, automatiquement, en deçà de son niveau. En semaine, les entraînements ont été basés sur le jeu de position en phase d'attaque. Des petits jeux ont été organisés avec comme seule finalité: marquer des buts. Autant commencer par en mettre à l'entraînement, cela pourrait donner des idées à certains en match.» A Beveren, la formation qui a concédé le plus de goals jusqu'à présent (13), le coup devrait être jouable...

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