Un viatique précieux, mais maigre
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Football

Un viatique précieux, mais maigre

Michel Dubois

Publié le - Mis à jour le

ANDERLECHT 2

SLAVIA PRAGUE (TCH) 1

Le Sporting se rendra à Prague, dans quinze jours, nanti d'un viatique un peu maigre. Il a, surtout, encaissé un but embêtant au moment où, ayant engagé la rencontre de la manière la plus heureuse qui soit, il cherchait peut-être son second souffle. Mais il a aussi démontré qu'il possédait des ressources suffisantes pour franchir ce cap tchèque. A condition, bien sûr, de jouer beaucoup mieux qu'à Bakou... Une bonne heure et demie avant le coup d'envoi, Franky Vercauteren et Christian Wilhelmsson s'étaient isolés dans la zone neutre, près de l'entrée des vestiaires. Le coach du Sporting tenait sans doute à expliquer au Suédois la raison pour laquelle il le faisait débuter sur le banc. Wilhelmsson écouta religieusement son entraîneur et accueillit en silence son verdict.

Le Sporting étala d'emblée son opulence offensive. Avec Akin à l'aile droite, Mpenza et Jestrovic qui permutaient dans l'axe et Goor qui plongeait sur la gauche avec l'agilité d'une anguille, il ne pouvait qu'aller de l'avant. Il s'y employa, avec une belle agressivité dans toutes ses lignes et un pressing ambitieux. Le Slavia ne céda pas à cette intimidation. Il avait envie de jouer, lui aussi, de mener rondement ses contres. Il se retrouva pourtant très vite mené au score. À la 7e, dans l'axe, Zetterberg délivra promptement un coup franc à ras de terre. Goor s'était judicieusement infiltré au point de penalty. Dans la foulée, il ponctua l'action d'un envoi à gauche du gardien (1-0).

Mais le match, sans temps mort, allait changer d'allure. Le Slavia négociait de mieux en mieux ses infiltrations. À la 15e, un envoi de Gedeon fila à côté du but. Ce n'était qu'une escarmouche. À la 20e, dans l'axe, Vlcek, libre de tout marquage, céda en retrait à Suchy. Ce dernier lança sur la gauche Jarolim qui égalisa (1-1). Sur ce coup-là, la défense du Sporting avait manqué de rigueur.

Désarçonné pendant quelques minutes, le Sporting se rebiffa joliment avant le repos. À la 38e, Goor, actif et inspiré, délivra de la droite un coup franc rentrant. Mpenza fit mouche au premier montant (2-1). Dans une composition identique, Anderlecht remonta en puissance au fil des dix premières minutes de la reprise. À la 55e, Kozacik détourna en coup de coin un dur envoi de Goor, figure de proue d'un très agréable Sporting. Wilhelmsson vint alors relayer Jestrovic dans l'espoir de rendre à Anderlecht ses facultés d'infiltration qui commençaient à s'émousser. Le Slavia demeurait dangereux. À la 65e, Svento déborda Vanden Borre et centra. Vlcek, dans l'axe, canonna au-dessus du but.

Le temps passait et il commençait à compter. Wilhelmsson avait cafouillé ses deux premières actions mais il s'obstina. Le Slavia s'accrochait à cette courte défaite. Quand, de loin en loin, il renversait le jeu, le dernier tireur n'ajustait pas tout à fait la mire. Mais si le Sporting continuait de mener le jeu, il n'inquiétait plus guère non plus un gardien qui n'avait pourtant exprimé des gages d'une véritable assurance. Anderlecht n'allait pas pouvoir creuser un écart plus important. Il ne s'en mordra pas nécessairement les doigts, dans quinze jours... même si Akin, tout à la fin, aurait dû le faire sourire davantage.

© Les Sports 2005

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