Hier matin, à 10h10, la décision était déjà prise à Anderlecht: le match contre Charleroi serait remis. «Mercredi déjà, Anderlecht nous avait demandé d'envoyer un observateur pour vérifier le terrain», dit Cyril De Groot, président du Comité Sportif. «C'est ce que nous avons fait, la procédure a été respectée.» Envoyé sur place, l'arbitre, M. Burie a tranché après une balade de dix minutes sur le terrain. «Beaucoup trop dangereux», disait Burie. «Le problème n'est pas la neige - il n'y a que deux centimètres, on pourrait facilement l'enlever - mais la glace. J'ai retiré la neige à quelques places et il y avait vraiment des plaques de verglas. On se casserait les jambes en jouant là-dessus.»

M. Burie prétend ne pas avoir tenu compte uniquement des joueurs. «Il faut aussi penser aux supporters. Le spectacle serait pauvre sur un terrain pareil. C'était vraiment limite. Non, je n'ai hésité à aucun instant: un football normal aurait été impossible.»

Pas seulement le terrain

Peu de temps après la remise du match des Sporting, le comité sportif de l'Union Belge décida de reporter toutes les rencontres de la 24e journée. Et cela s'imposait. «La grande majorité des terrains était impraticable, explique encore Cyril De Groot. Maintenir les rencontres entraînait des risques de blessures pour les joueurs. Et puis, il n'y a pas que l'état du terrain qui importe. Nous tenons également compte de l'état des routes et des prévisions météo. Il n'y avait aucun signe rassurant. Nous avons donc décidé de remettre toutes les rencontres dès ce jeudi. Cela permettait à toutes les parties concernées -les clubs, les supporters, etc.- de prendre leurs dispositions.»

Les six clubs qui constituent la Commission du calendrier (et qui représentent l'ensemble des clubs de D 1) se sont donc rapidement concertés et n'ont pas tardé à fixer une autre date. Tenant compte, notamment, du fait qu'il y avait encore des matches de Coupe de Belgique à recaser et, peut-être, le match du ballon crevé. Les rencontres qui devaient avoir lieu ce week-end se joueront sur trois jours, début de semaine prochaine. «Je ne dirais pas que c'était les seules dates libres mais c'était les dates les plus logiques, commente Pierre-Yves Hendrickx, le président de la Commission du calendrier. On voulait assurer la continuité du championnat. Les clubs peuvent rester braqués sur le même match et simplement prolonger la préparation de trois jours. Pareil pour les supporters.» Ces derniers devront par contre choisir entre le championnat de Belgique et la Ligue des Champions, également programmée mardi et mercredi. «A partir de maintenant, on entrait presque toutes les semaines en concurrence avec la Coupe d'Europe, rétorque Pierre-Yves Hendrickx. Je ne suis pas sûr qu'on aura moins de spectateurs dans les stades.»

Le Standard jouera lundi, pour permettre à BeTV de retransmettre le match ainsi que la rencontre Anderlecht-Charleroi, mardi: «Une fois les dates fixées, il fallait encore concilier les intérêts de la chaîne cryptée en accord avec la règle des 72 heures, qui oblige qu'une journée de championnat soit jouée sur une période maximum de trois jours. Pour une fois qu'on pouvait trouver une solution rapide qui arrangeait tout le monde...»

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