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Football

Une confirmation à l'extérieur?

Yves Taildeman

Publié le - Mis à jour le

«L'adversaire frémit à l'idée de venir dans nos installations. C'est déjà une chose. Maintenant, nous devons impressionner à l'extérieur.» Le message vient de Bart Goor, mais rien ne porte à croire qu'Anderlecht tiendra parole. En déplacement, Anderlecht n'a en effet gagné que quatre fois en douze rencontres cette saison. Le bilan: 17 sur 36. Quant à Roulers, son adversaire ce soir, il possède un bulletin impressionnant à domicile: une seule défaite et un total de 24 points engrangés sur 33. Le stade Schiervelde a tout pour surprendre Anderlecht.

Pendant la trêve, déjà, Vercauteren connaissait la raison des sorties décevantes des Mauves: le vestiaire, le voyage en car, le stade, la pelouse, le ballon, le mental. «Possible, déclare l'ancien capitaine de Feyenoord. Mais ces choses ne peuvent pas servir d'excuse.»

Le vestiaire? Vercauteren évoquait le manque de points de reconnaissance par rapport au vestiaire du Parc Astrid. «Notre vestiaire est plus confortable que la boîte à sardines de La Louvière, par exemple, où on peut à peine bouger. Pour le reste, nous sommes assis entre les mêmes joueurs et c'est Charly Musonda qui dépose nos maillots sur le banc. Ça ne peut pas jouer de rôle.»

Le car? «Ceux qui n'aiment pas le voyage en car, n'ont qu'à prendre un médicament. A Berlin, nous ne faisions que deux déplacements en car, le reste en avion, le jour avant le match. Ce n'était pas plus mal.»

Le stade? Schiervelde n 'a qu'une capacité de 8836 places. Le Stade Vanden Stock en a 28036. «Le nombre de supporters joue un rôle, surtout quand on passe une période difficile. Et en déplacement, le nombre de nos propres supporters est limité.»

Le terrain? «Ceux de Westerlo et de Mouscron étaient mauvais, ce qui est en notre défaveur. En Allemagne, nous jouions sur 18 billards. Mais si Barcelone parvient même à briller sur un champ de patates, comme à Chelsea...»

Les ballons? Roulers joue avec «Joma», une marque peu connue. «Il faut une fameuse adaptation quand on est habitué à Adidas. Il y a de tout en Belgique et ce serait mieux d'avoir une seule marque, comme en Angleterre.»

Le mental? «On s'est souvent dit: «On ne joue que contre cette petite équipe du bas de classement.» Ça, c'est terminé. On se méfie de tout le monde, tout en se disant qu'on doit prendre l'adversaire par la gorge dès le début. D'ailleurs, on doit gagner tous nos matches pour être champions.»

La tactique? Vercauteren, joue-t-il plus prudemment à l'extérieur? «Non, les joueurs n'arrivent pas à bousculer l'adversaire en déplacement. Cela viendra. A Mouscron, on a gagné grâce à notre caractère et grâce à Frutos, qui fait peur à l'adversaire avec sa taille et ses buts.»

© Les Sports 2006

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