MOLENBEEK Il y a de ces samedis où les supporters feraient mieux de rester calfeutrés chez eux, au coin du feu auprès de madame... La soirée de ce dernier samedi pouvait rentrer dans cette catégorie s'il n'y avait pas eu les festivités d'avant-match en l'honneur du grand Raymond Goethals. La rencontre? Doit-on réellement en parler tant le niveau fut faible...

«D'accord avec vous, glissa un toujours lucide Richard Culek, mais ce même type de rencontre, nous l'aurions perdu la saison passée. Cette fois, nous engrangeons une unité supplémentaire!»

Nous ajouterons à cette analyse que le Brussels reste bien calfeutré dans la première moitié du classement alors que la mi-parcours pointe le bout du nez et que surtout, l'équipe d'Albert Cartier reste sur une série de six matches sans avoir encaissé la moindre défaite. De plus, avec seulement seize buts encaissés en seize sorties, la phalange molenbeekoise affiche la défense la plus imperméable de l'élite, derrière les trois grands, Anderlecht, Standard et le Club, qui ont pris un but de moins (15).

En d'autres termes, c'est offensivement que le bât a encore blessé samedi soir. Depuis quelques semaines, Igor De Camargo s'entraîne au ralenti à cause d'adducteurs douloureux. Cela se ressent sur ses prestations et son compte buts très appréciable (huit réalisations) n'a plus bougé depuis un mois, et la visite du Racing Genk.

«Qu'on cesse de nous voir plus beau que ce qu'on est vraiment, clame le portier molenbeekois, Patrick Nys. Nous sommes une équipe moyenne, point final. Ce n'est pas parce qu'on réalise un premier tour de bonne valeur que, subitement, nous pouvons battre tout le monde. Nous devons travailler très dur pour engranger chaque unité. Savourons donc notre situation actuelle plutôt que de chercher des poux parce que nous n'avons pu battre Saint-Trond et le Lierse.»

Maintenant, il est évident que si le Brussels désire encore faire un pas en avant, le président devra corriger certaines choses lors du mercato. Ce n'est pas nouveau, les flancs n'apportent pas assez de danger et de bons ballons pour les attaquants - Albert Cartier estime qu'il s'agit plus d'un souci collectif qu'individuel-. Et Mario Espartero n'est pas ce meneur de jeu et ce leader indiscutable qu'il devait être dans l'esprit de Johan Vermeersch. «Je suis ambitieux et je veux aller de l'avant. Dès lors, nous allons nous renforcer dans ces secteurs de jeu lors de la prochaine période de transferts, en janvier», lança, samedi soir, le boss de Ternat.

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