La logique est respectée lorsque le leader du championnat vient s'imposer sur les terres de la lanterne rouge. Le score final entre le Brussels et La Gantoise a confirmé les 17 places de différence au général entre les deux clubs. Et, en football, seuls les chiffres comptent. Les Gantois trônent un peu plus sur la première marche du podium et les Bruxellois restent calés dans les starting-blocks.

Il faut affiner ces analyses. Si Trond Sollied est un éternel insatisfait, on ne le comprend qu'à moitié. "Indéniablement, ce fut notre plus faible production mais, au bout du compte, notre succès est indiscutable. Les chiffres auraient même pu être plus lourds si nous avions mieux exploité les nombreuses opportunités de contre qui se sont présentées. Malheureusement, on n'a pas toujours su imprimer le tempo nécessaire et on a trop cherché le geste irréalisable."

Le Norvégien se montre très sévère. On ne peut tout de même empiler quatre ou cinq buts toutes les semaines. Indéniablement, on retrouve sa griffe sur cette équipe gantoise. On a même l'impression de revoir le Club Brugeois du début de siècle. Sans avoir été toujours séduisants, les Brugeois parvenaient presque toujours à s'imposer en respectant les principes imposés par leur mentor et en fatiguant l'adversaire grâce à une pression athlétique. La Gantoise, qui s'est produite ce samedi dans la capitale, ressemblait au Bruges version... Trond Sollied.

Elle est parvenue à ses fins en augmentant la pression, notamment au niveau de l'entrejeu, après l'heure de jeu. Oui, ces Buffalos sont à prendre très au sérieux cette saison !

Encore des manquements

Et le Brussels ? Ce fut meilleur que lors des deux premières sorties; ce n'était guère difficile. L'apport d'un Pavel Fort, malgré un manque de rythme, fut positif. Les Molenbeekois se sont offert des possibilités nettes de but (qu'ils ont oublié de concrétiser) mais affichent toujours de gros manquements.

Ils encaissent plus de deux goals de moyenne par match et n'ont trouvé qu'une seule fois le chemin des filets adverses. Les éléments qui doivent apporter de la créativité restent aux abonnés absents; l'absence de Citony pèse très lourd. Maintenant, l'erreur à ne pas commettre serait de verser dans la panique. Au contraire, il faut resserrer les rangs et redoubler d'ardeur au travail pour sortir du trou, progressivement.