Quand il est devenu entraîneur national, en septembre 1999, Robert Waseige a été accueilli par la presse flamande en ces termes: `C'est le papy du football belge, dont le palmarès est vide, le néerlandais approximatif et qui a manqué de sens tactique lors du match le plus important de sa carrière´, en faisant référence à un Anderlecht-Standard décisif pour le titre que les Liégeois ont perdu en supériorité numérique. C'est aussi loin, il y a près de trois ans, qu'il faut chercher la source du malaise qui empoisonne aujourd'hui, au Japon, les relations entre le coach fédéral et les journalistes. Larvée depuis le départ pour le Japon, la crise est désormais ouverte, depuis que Robert Waseige a dit qu'il partait au Standard de Liège. Il s'est fait traiter de menteur et d'hypocrite par des gens à qui, il ne répond plus, désormais, que par onomatopées, à tel point que les conférences de presse en deviennent presque des tragi-comédies qui n'ont plus rien de drôle. Personne n'a rien à gagner dans une telle situation. Et certainement pas les Diables Rouges, qui, jusqu'à présent, restent étrangers à cette guerre ouverte entre le coach fédéral et la presse. (Ch.B.)

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