Après la chasse aux œufs en chocolat, place à la traque à l’autographe et à la photo souvenir. A ce petit jeu-là, Axel Witsel aura été ce mardi la cible préférée de dizaines de jeunes et de moins jeunes venus assister à la séance d’ent raînement des Rouches .

L e Soulier d’Or fut le dernier à regagner les vestiaires après quelques dédicaces et poses pour des photos , un gentil sourire en prime. Un bain de foule qu’il n’assimilait absolument pas à une corvée. "Cela fait partie de la profession. Il n’y a aucun souci avec ça "

Il n’y a pas à dire, Axel continue à assumer sa fulgurante notoriété avec une rare élégance, preuve qu’à 20 ans on peut déjà avoir maîtrisé le b.a.-ba du métier de footballeur professionnel sans pour autant céder à la prétention.

La pression inhérente à un candidat au titre, il la gère avec une égale maturité.

"Que ce soit le groupe ou tout simplement ma petite personne, l’état d’esprit ne diffère pas d’un iota. Nous commençons à avoir l’habitude de ce genre de contexte. Par rapport à la saison précédente où nous avions été sacrés champions à quatre journées de la fin, il s’agira cette fois d’être plus costauds mentalement car, comme Anderlecht et le Standard sont partis, la décision ne tombera certainement pas avant mai "

L’ultime ligne droite s’annonce donc éprouvante pour les nerfs, mais Bölöni entend placer la barre très haut pour clôturer la campagne en boulet de canon : "Avec Michel Preud’homme et vu l’avance qui était la nôtre à la veille de recevoir le Sporting, nous avions pu travailler de façon relativement détendue mais, dans le cas présent, nous sommes appelés à bosser sans relever la tête. L’entraîneur est plus exigeant "

Une fin de saison palpitante

Le sérieux demandé par le mentor roumain était encore bien visible à l’entraînement hier matin : "Il rectifie souvent le tir pour la bonne et simple raison que nous avons tendance à perdre de notre concentration en semaine et ça, il ne le tolère pas. Qu’il se rassure, nous ne répétons pas les mêmes erreurs en match "

Axel Witsel est bien conscient du fait que si le titre n’est attribué que lors de la dernière journée, les Standardmen devront sortir vainqueur de leur duel à Gand, face aux hommes de Preud’homme. Un match qui n’aura rien d’une partie de plaisir "Là-bas, ce sera la guerre (sic). Les Buffalos sont en forme ascendante et eux aussi auront un objectif précis qu’ils voudront atteindre."

D’ici là, les deux prétendants aux écussons tricolores auront bataillé ferme pour rester en course, et le programme des Mauves semble plus clément.

"J’admets que le calendrier de fin de saison du Sporting Anderlecht apparaît plus facile que le nôtre, mais ne regardons que notre assiette."