Samedi, la Belgique saura quels adversaires européens elle devra dompter si elle veut participer au Mondial de football 2014, au Brésil. François De Keersmaecker, le président de l’Union belge, accompagnera à Rio le sélectionneur fédéral Georges Leekens et le futur-ex directeur technique Michel Sablon au tirage au sort des éliminatoires, qui commencera à 20 heures belges.

Le président estime que les Diables Rouges viseront la première ou la deuxième place de leur groupe en fonction de la clémence ou de la sévérité du tirage. Georges Leekens, lui, a préféré ne pas s’exprimer à ce sujet.

Pour M. De Keersmaecker, il est impératif que la Belgique soit du voyage brésilien. “On sent un véritable engouement de la part des supporters pour les Diables. C’est le moment de concrétiser ce nouvel élan”, a-t-il commenté.

Le dernier match des Diables Rouges en phase finale d’une Coupe du monde date de 2002. Cela se passait au Japon. Dirigés par Robert Waseige, Wilmots et les siens avaient fait trembler le Brésil en huitièmes de finale mais n’en avaient pas moins perdu 2-0.

Mercredi, à la suite de la publication du nouveau classement Fifa, la Belgique, 22e nation européenne, a eu la confirmation officielle qu’elle serait placée dans le chapeau 3, lors du tirage au sort des groupes de qualification de la zone Europe.

Pour Georges Leekens, il n’y a pas lieu de s’exprimer sur les forces en présence. “Ce qui a de l’importance, c’est le choix du calendrier. Il faut que nous ayons le poids politique nécessaire pour organiser ce calendrier à notre main.”

L’entraîneur fédéral ne veut surtout pas reproduire l’erreur commise par son prédécesseur, Dick Advocaat, lors de l’élaboration du programme des qualifications pour l’Euro 2012.

“Je préfère le système des montagnes russes, où l’on affronte un faible, puis un plus fort et ainsi de suite, a-t-il déclaré avant d’ajouter : Il ne faudra surtout pas placer un match contre une tête de série à la rentrée de septembre. Les mois d’octobre et de novembre me semblent plus propices pour affronter un grand.”

Cinquante-trois pays européens se disputeront les 13 places accordées au Vieux Continent pour le Mondial.

Celles-ci seront attribuées aux neuf premiers de chaque groupe et aux quatre vainqueurs des rencontres de barrage réunissant les huit meilleurs deuxièmes. Huit groupes seront composés de six nations, le neuvième ne comprenant que cinq pays.

Si Georges Leekens se refuse à manifester ses préférences, faisons-le à sa place.

La composition des chapeaux s’est faite selon le classement Fifa publié mercredi et non plus en tenant compte des performances antérieures des compétiteurs.

Résultat : les têtes de série sont l’Espagne, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Angleterre, le Portugal, l’Italie, la Croatie, la Norvège et la Grèce.

La Belgique (classée 37e dans la hiérarchie et qui sait qu’elle ne jouera pas contre la Suisse, Israël, l’Irlande, la République Tchèque, la Bosnie, le Belarus, l’Ukraine et la Hongrie versés, comme elle, dans le groupe 3) doit espérer hériter de la Norvège ou de la Grèce voire de la Croatie, qui semblent inférieures aux cinq autres ténors du groupe 1.

Dans le pot 2, figurent un épouvantail, la France (qu’une coupe du monde calamiteuse a rejetée à la 15e place du ranking), mais aussi de solides clients comme la Russie, la Suède, le Danemark et l’inévitable Turquie.

On leur préférera la Serbie, la Slovénie, la Slovaquie et le Monténégro, même si celui-ci croise à la 17e place du classement Fifa.

En regardant en dessous d’eux, les Diables verront, dans le chapeau 4, des sélections aussi solides que la Roumanie, l’Ecosse, l’Autriche (tiens, tiens…) et la Pologne.

Attention, la Bulgarie, la Géorgie, la Lituanie, l’Albanie et l’Irlande du Nord seront aussi assez difficiles à manier.

Un étage plus bas (chapeau 5), on trouve encore l’un ou l’autre empêcheur de jouer en rond avec la Finlande et Chypre. L’Arménie, l’Estonie, la Lettonie, la Moldavie, la Macédoine, l’Azerbaïdjan et les îles Féroé sont nettement plus abordables.

Enfin, dans le chapeau 6, il faudra se méfier du Pays de Galles et de l’Islande, les six autres formations (Liechtenstein, Kazakhstan, Luxembourg, Malte, Andorre et Saint-Marin ressemblant à des oiseaux pour le chat).

Bref, la Belgique pourrait tout aussi bien se retrouver avec l’Espagne, la France, la Roumanie, la Finlande et le pays de Galles qu’en compagnie de la Grèce, de la Slovénie, de l’Irlande du Nord, des îles Féroé et de Saint-Marin.

Bonjour la différence…