Tout le monde attendait Anderlecht au tournant dans la "Perle de la Campine" . Un déplacement historiquement redouté par les Bruxellois qui avaient un surplus de pression sur les épaules au coup d’envoi dans la mesure où le Standard s’était imposé la veille à Mouscron. Olivier Deschacht et ses partenaires se sont parés de l’habit du berger pour répondre à la bergère liégeoise. Volontaires, bien organisés, impressionnants même, ils ont donné une leçon de foot à ce toujours candidat européen qu’est Westerlo.

Grâce à ce succès bâti avec la manière même si le seul De Sutter traduisit aux tablettes cette supériorité dans tous les domaines, l’équipe la plus titrée du pays a confondu tous ses détracteurs et démontré une fois encore qu’il n’y avait pas que le Standard sur la planète du football belge. Surtout si Anderlecht retrouve le chemin du succès à l’extérieur, le premier depuis le voyage à Gand à la mi-février.

Sur la lancée des rencontres à Lokeren et face au Club Brugeois, Ariël Jacobs relança un "onze" positionné en 3-4-3 en possession de balle qui se transformait en 4-3-3 en reconversion défensive. Bien lui en prit dans la mesure où les Mauves confirmèrent le net regain de forme, certainement dans le jeu, affiché ces deux dernières semaines. Et si le marquoir n’avait toujours pas sauté à mi-parcours, c’est en grande partie à cause de la prestation d’Yves De Winter entre les perches campinoises.

Le dernier rempart du cru s’interposa avec brio et successivement sur un "heading" de Van Damme, une tête à bout portant de De Sutter, un nouvel essai du front de Van Damme, une volée de Boussoufa et une frappe du gauche de Gillet. Malgré un beau soleil printanier, Westerlo se montra pour le moins frileux.

Dès la reprise , le Sporting enfonça un peu plus le pied sur le champignon. Et si Delen écarta sur la ligne un nouveau coup de boule de De Sutter, l’action suivante allait faire mouche. Boussoufa y alla d’un numéro dont il a le secret avant de trouver son nouveau complice, De Sutter, au second piquet. Le plus dur était fait. Gillet, Chatelle, Boussoufa, Biglia et Iakovenko auraient pu rassurer leurs supporters. Heureusement, le dernier rush des visités resta stérile.