BEVEREN Les organismes des joueurs liégeois ont été très sollicités samedi soir. Mais il y a de ces souffrances dont on ne se plaint pas... «Nous avons démontré un bel esprit de corps, se réjouissait José Riga, l'adjoint de Dominique D'Onofrio. À dix, nous sommes parvenus à faire la différence face à une équipe qui avait à coeur de se montrer. Il fallait un collectif bien en place même si tout fut loin d'être parfait. Nous avons été solidaires et deux joueurs de haut niveau ont fait la différence. Beveren est réputée pour posséder souvent les meilleures statistiques de possession de balle. C'est dire si à 10 contre 11, notre tâche était encore plus difficile. Il reste encore deux écueils à franchir. Maintenant, nous devons nous focaliser sur le prochain match.»

Les propos de Karel Geraerts abondaient dans le même sens: «Nous avons beaucoup souffert en 2e mi-temps. Fort heureusement, nous avons toujours mené à la marque. L'idéal aurait été de préserver notre avantage de deux buts au repos mais ne boudons pas notre plaisir même si nous n'avons jamais eu le temps de souffler. Nous avons obtenu trois points. C'est l'essentiel.»

À la question d'un enfant qui lui demandait un autographe, Ogushi Onyewu tenta de se faire passer pour Sambegou Bangoura avant de se raviser devant le garçon médusé par l'incompréhension qui se dévoilait dans son regard incrédule. «Je ne suis pas fatigué, je suis mort, s'exclama le défenseur américain. J'ai régulièrement été assis entre deux chaises car les joueurs de Beveren arrivaient à deux contre moi. Dès que je montais pour en attaquer l'un d'eux, un autre en profitait pour plonger dans mon dos. La carte rouge a complètement modifié les donnes de la rencontre d'autant qu'elle est survenue très tôt dans la partie. Malgré tout, nous avons éprouvé moins de difficultés en 1 re période qu'en 2 e »

Auteur de deux buts, Milan Rapaic avait, quant à lui, le triomphe modeste. «J'ai parfois dû jouer comme arrière gauche pour le bien de l'équipe, avouait le Croate. De toute façon, nous n'avions pas le choix. Mon avenir? Je préfère me concentrer sur nos 2 derniers matches. En football, on ne sait jamais. En Belgique, j'ai découvert un football physique auquel je n'étais guère habitué...»

Philippe Léonard se félicitait d'avoir, indirectement, écarté Charleroi: «Genk demeure donc notre seul rival pour la 3 e place. Ça me fait bien plaisir car certains s'y voyaient déjà. Ils vont, enfin, se taire. Nous avons effectué un bon pas vers l' Europe mais rien n'est encore fait.»

© Les Sports 2005