Entretien

Au lieu de faire les 1 200 km qui partagent Saint-Pétersbourg de Voronezh, où le match entre la Russie et la Belgique a lieu, Nicolas Lombaerts doit se farcir un aller-retour de 5 300 km. "J’espérais pouvoir rester en Russie, surtout après avoir remporté le titre, sourit le Diable Rouge. Mais je n’ai même pas posé la question, puisque nous avons deux entraînements sur territoire belge."

Pas trop d’excès après avoir célébré le titre avec le Zenit ?

Non, ça va encore. Je n’ai pas de maux de tête. Mes jambes sont un peu lasses, mais je serai prêt pour mercredi. Ne pensez pas que mes coéquipiers du Zenit n’auront pas récupéré des festivités. On dit que les Russes boivent plus que les Belges, mais la différence n’est pas si grande que ça.

On a appris que vos supporters ont arraché les filets des buts et ont détruit les buts et le marquoir pour avoir des souvenirs de leur club.

C’est vrai. Quand j’ai vu que cela commençait à chauffer, derrière moi, je me suis enfui vers le vestiaire. Je l’ai atteint sain et sauf. Mon coéquipier Anyukov, lui, n’est pas sorti indemne du match. Et j’y suis, malheureusement, pour quelque chose.

Expliquez-vous.

Aleksandr est un bon copain à moi, donc il n’y avait rien de volontaire. Mais on est entrés en collision et il avait mal au genou. Je ne sais pas s’il sera prêt à jouer.

On vous a charrié, dans le vestiaire ?

Un peu, avant le match. Mais après le match, on ne parlait que du titre, évidemment. Cela fera plaisir de retrouver sept joueurs du Zenit. Advocaat n’a pas changé l’équipe de Hiddink. Il travaille comme Hiddink.

On peut vraiment s’attendre à un adversaire de haut niveau ?

Vous avez vu comment le Zenit est venu jouer à Anderlecht. Le niveau du championnat russe est vraiment élevé. A part quelques exceptions, les joueurs restent en Russie. Ils sont chez eux et ils sont bien payés. On a de bons étrangers de grands pays de football, comme le Brésil et le Portugal.

La star est toujours Arschavin ?

Evidemment. Il est le capitaine, et le meilleur joueur russe de tous les temps. On le retrouve dans toutes les campagnes publicitaires.

Que devons-nous attendre de Voronezh ?

Des vieux et laids bâtiments soviétiques, je suppose (Rires). Honnêtement, je n’avais jamais entendu parler de cette petite ville, où les joueurs russes arriveront en train. Et encore moins du stade de foot. Visiblement, le foot y vit. Vous allez voir comme les gens idolâtrent les vedettes.