Le Belge Urko Pardo, gardien de l’Apoel Nicosie depuis cinq ans, nous éclaire sur l’adversaire des Diables.

Jeudi dernier, en tant que Belgo-Espagnol, il n’avait pas pu choisir son camp. Cette fois, ce sera différent. Urko Pardo, le gardien de l’Apoel Nicosie, sera dans le stade pour supporter la Belgique. "L’an dernier, les Diables s’étaient mis seuls dans les problèmes. Le même piège les attend", nous confie-t-il sur la terrasse d’un grand hôtel de Nicosie. "À mon avis, ce sera soit 1-1, soit 0-3 ! Si les Diables ne marquent pas vite, cela peut devenir très compliqué pour eux. C’est capital pour les Belges de très bien entrer dans le match."

Joueur à Chypre depuis 2011, le Bruxellois connaît forcément bien les forces et les faiblesses du football chypriote.

"Beaucoup de jeunes joueurs viennent d’arriver en sélection et il y a du talent. Nous assistons à un changement de génération semblable à celui que la Belgique a connu il y a quelques années… toutes proportions gardées bien sûr. Mais il y a une chose qui freine un peu le football chypriote et l’éclosion de ses talents : le service militaire obligatoire. Si un grand talent de 18 ans veut débuter comme pro en équipe première, il ne peut pas : il doit d’abord faire son service…"

Parmi les joueurs chypriotes, Pardo en pointe surtout deux à surveiller. "C’est désormais Konstantinos Panayi qui joue dans le but. Il n’a que 21 ans et a tout pour devenir un très bon gardien. Offensivement, la star c’est Giorgios Efrem, mon équipier à l’Apoel. À 27 ans, il a déjà un certain vécu. C’est un ailier habile, rapide et qui provoque des un contre un ."

Au sujet du Standardman Konstantinos Laifis, Pardo est plus partagé : "Il peut jouer médian défensif ou milieu de terrain. Il est costaud, mais c’est difficile de dire s’il réussira au Standard. Car ce n’est pas simple de s’adapter pour les joueurs chypriotes expatriés."

Il y a en tout cas une chose que les Diables ne doivent pas craindre : l’ambiance. "Le stade n’est pas trop chaud, l’engouement n’est pas le même que pour les clubs. À l’Apoel, nous avons des Ultras , c’est bouillant. Pour la sélection, il y a davantage de familles dans le public…"

Peut-être que cette fois, les Diables échapperont aux sifflets…