Les incidents survenus lors de Standard-Anderlecht n’ont pas encore fini de faire parler d’eux ! Condamné il y a tout juste une semaine par la Commission des litiges à jouer le match contre OHL à huis clos, le Standard avait immédiatement fait savoir qu’il irait en appel. L’Union Belge avait évoqué une comparution devant la Commission des litiges d’appel le 2 novembre, mais le Standard, qui disposait de six jours ouvrables, n’a envoyé son courrier recommandé qu’hier. Un délai de convocation de cinq jours ouvrables devant être respecté, le cas ne pourra être traité vendredi. Et l’appel étant suspensif, les supporters pourront bien assister au match contre OHL, dimanche soir à Sclessin.

Si la Commission des litiges d’appel peut alléger, maintenir ou alourdir la sanction initiale, l’objectif du Standard est bien entendu d’éviter le huis clos. En obtenant un sursis dans le pire des cas, en étant blanchi dans le meilleur des cas.

Cette deuxième solution est possible si on part du principe qu’un club ne peut être puni pour le comportement de ses supporters, comme l’a signalé Maître Luc Misson. Le Standard n’avait pas voulu s’engager sur ce terrain lors de sa comparution devant la Commission des litiges, mais vu l’attitude de ladite Commission, qui est allée plus loin que ce qu’avait requis le Procureur du Parquet et qui n’a pas tenu compte des arguments du Standard, il est probable que le club liégeois change de stratégie. Signe allant en ce sens : en appel, il se présentera cette fois avec un avocat. Et pas n’importe lequel : le Standard a choisi Me Marc Uyttendaele !

Le célèbre avocat étant retenu par d’autres obligations professionnelles, il a d’ores et déjà demandé un report de la comparution en appel, initialement prévue le 9 novembre. La Commission des litiges d’appel devrait se prononcer vendredi sur cette demande de report.