Valence contre Arsenal, c’est le match retour le plus indécis des quarts de finale de la Ligue des champions, en raison du score du match aller (2-1 pour Arsenal) et du potentiel offensif des deux équipes, battues toutes les deux samedi dans leur championnat respectif. L'autre match opposant La Corogne à Leeds ne devrait pas être le théatre d'une grande surprise puisque les Anglais se sont imposés 3-0 dans leurs installations.

«Nous irons à Valence pour gagner, disait Arsène Wenger, le manager d’Arsenal, il y a quinze jours. Le public espagnol va pousser Valence, mais si nous choisissons de passer 90 minutes dans notre surface de réparation, nous n’aurons aucune chance, car Valence est l’une des meilleures équipes d’Europe», a-t-il ajouté lundi.

Arsenal est arrivé en Espagne dimanche, vingt-quatre heures plus tôt que prévu, «parce que c’est un match spécial», a expliqué Wenger. Il souhaitait donner plus de temps à son équipe «pour s’adapter à un climat différent», et pour oublier la surprenante défaite de samedi à domicile contre les mal-classés de Middlesbrough (0-3).

Comme Arsenal, Valence a perdu à domicile samedi, contre Alavès (1-2), le probable futur finaliste de la Coupe de l’UEFA. Mais comme les Londoniens, les Espagnols, troisièmes de leur Championnat, avaient la tête ailleurs, et Gaizka Mendieta, comme Silvinho et Edu à Highbury, a marqué un but contre son camp.

«Quand on perd un match, il y a toujours une réaction dans le match d’après», a dit Mendieta lundi. Le stratège de Valence craint particulièrement les attaquants d’Arsenal, et rappelle qu’à Highbury «ils ont marqué deux buts en 10 minutes pour revenir dans le match. Nous ne pourrons pas nous permettre de perdre notre concentration.»

Henry d’un côté, Aimar de l’autre, l’affiche est prometteuse, et le public de Mestalla va demander des buts, mais les deux entraîneurs vont peut-être jouer la prudence, au moins pendant une heure. C’est l’autre scénario éventuel de ce match au sommet, car Valence, finaliste l’an dernier, n’a besoin que d’un but pour se qualifier. «Au début de la saison, on aurait signé tout de suite pour jouer les quarts de finale, maintenant qu’on y est, tout le monde exige que l’on se qualifie pour les demi-finales», a soupiré Hector Cuper, l’entraîneur argentin de Valence, conscient de l’enjeu. Parfois critiqué pour ses options défensives, Cuper, comme ses joueurs, arrive très bien à faire «la différence entre le Championnat et la Ligue des champions», valeur-étalon du football européen. Et comme Wenger, il sait que seul le résultat compte.