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Vanden Stock: «On est à notre place»

Yves Taildeman

Publié le - Mis à jour le

Afin de répondre à toutes les demandes d'interview, Roger Vanden Stock s'est adressé à toute la presse, hier. Pendant plus d'une heure, il a défendu corps et âme son club, qui risque d'être ridicule aux yeux de l'Europe. Pour rappel: Anderlecht a subi sa 10e défaite consécutive en Champions League. «On n'est jamais ridicule dans le sport, disait Vanden Stock. On est à notre place dans cette Ligue des Champions, puisque cela fait quatre fois sur cinq qu'on se qualifie. Nous sommes suffisamment forts pour représenter quelque chose en Europe. Les résultats sont dramatiques, mais la manière pas. Je déplore qu'après chaque match, l'entraîneur adverse dise qu'Anderlecht a bien joué. J'ai constaté que Liverpool - quand même le vainqueur de la Ligue des Champions - est venu jouer avec une défense de fer et avec seulement un attaquant contre le Petit Poucet de ce groupe. Après leur but, ils ont opté pour la contre-attaque.»

«Une image raisonnable»

Vanden Stock a toujours attaché beaucoup d'importance à l'image de son club en Europe. Cette fois-ci, elle semble ternie. «L'Europe sait qu'on n'est pas si mauvais que ça. On garde une image raisonnable, et on nous considère comme une bonne équipe. Quand l'entraîneur de Lille citait les Petits Poucets de cette Ligue des Champions, il parlait de son équipe et de Thun, même pas d'Anderlecht. Nous restons la meilleure équipe de Belgique, et nous avons de bonnes chances d'être champion. Certaines personnes sont nostalgiques du temps où les clubs belges gagnaient des finales de Coupe d'Europe. Ce temps est passé! Notre but est de réaliser un exploit de temps en temps. Je vous entends dire qu'Anderlecht n'est plus ambitieux. C'est faux! Nous allons tout faire pour encore décrocher cette 3e place, tout en risquant de finir la campagne avec un nouveau 0 sur 18. Nous ne pouvons nous mesurer à des clubs comme Chelsea ou Liverpool. Aurions-nous dû jouer de manière plus offensive? Alors, on aurait pris quatre buts. Non, je constate un progrès. Il n'y a plus que ce petit quelque chose qui nous manque. Si nous avions eu trois points face à Betis, vous auriez vu un président tout à fait heureux.»

«168e budget d'Europe»

Reste à savoir ce qu'il faut faire pour éviter de tels scénarios dramatiques à l'avenir. «Surtout espérer qu'on aura plus de chance à l'avenir. De un au tirage. Il y a sept ou huit clubs qui sont à notre portée, comme Thun et Bratislava. De deux dans le jeu: il faut que la balle tourne pour nous. Si Goor marque en début de rencontre, le match est totalement différent. En 2000, Dheedene a marqué contre le PSV d'un coup franc dévié des 30 mètres. Et de trois: il faut avoir un peu de chance avec l'arbitre. Siffle-t-il un penalty ou pas? Cela dit: le trou avec l'Europe ne va cesser de s'agrandir. Il y a 15 ans, nous avions le 100e budget d'Europe. Maintenant, on a le 168 e budget.»

© Les Sports 2005

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