Vanderhaeghe en veut à Charleroi

Football

Dominique Paquet

Publié le

ANDERLECHT Depuis vendredi, Yves Vanderhaeghe est conscient au moins d'une chose: le Mambourg n'est plus un sanctuaire. Le lieu, autrefois inexpugnable, présente désormais la particularité de s'offrir à qui le désire, pour peu que le visiteur en question affiche un tant soit peu de conviction et un minimum de talent. La preuve: le Sporting d'Anderlecht n'a jamais dû forcer le sien pour prendre, somme toute assez aisément, la mesure d'un hôte hennuyer à propos de qui on retiendra que, sans son gardien, Dudas, la note qu'il aurait dû acquitter alors se serait, sans doute, révélée beaucoup plus lourde. En définitive, ces Zèbres-là n'auront été que l'ombre des générations précédentes qui enflammaient systématiquement le Mambourg à chacune de leurs apparitions, portant péniblement le fantôme d'un passé vieux de dix ans à peine. De là à en déduire que les Bruxellois en veulent quelque peu à leurs adversaires, il y a un pas qu'il n'est peut-être pas exagéré de franchir en compagnie d'Yves Vanderhaeghe.

`Il est clair, affirme ainsi le médian anderlechtois, que nous ne pouvons absolument pas nous référer à cette rencontre pour dire si nous sommes prêts ou non à aller gagner jeudi à Stabaek. Le manque d'engagement affiché contre nous par Charleroi nous interdit formellement toute supposition allant en ce sens. Et c'est dommage. J'espérais que les Hennuyers seraient plus agressifs. Je m'attendais à ce qu'ils nous bougent plus. Ils en ont été incapables. Par conséquent, c'est à partir de nos propres convictions, nos convictions intimes, qu'il nous faut jeter les bases de cette qualification européenne que, tous, nous souhaitons fêter vendredi midi, à notre retour de Norvège.´

Les bases? Tiens, parlons-en! Un style fluide, une progression entêtante en direction du goal de Jon Knudsen, le portier norvégien, une certaine idée du football aussi, où on relève la tête à chaque coup dur, comme contre Mouscron, bref rien ou presque de ce que les Bruxellois ont montré en fin de semaine à Charleroi, précisément parce que les circonstances, et a fortiori l'opposition qu'ils rencontrèrent à cette occasion, ne s'y prêtaient pas. Tout simplement...

`Ce succès ramené du Mambourg ne vaut que par les trois points qu'il rapporte, poursuit Yves Vanderhaeghe. C'est déjà pas mal, c'est vrai, d'autant que le retard que nous accusions ce week-end sur le Club Brugeois s'est sensiblement résorbé. Mais ce n'est pas assez.´

Par rapport aux Flandriens qui, malgré le nul concédé avant-hier au Bosuil, face à l'Antwerp, possèdent toujours une certaine avance sur les Bruxellois. Mais surtout par rapport à Stabaek: `Au match aller, nous n'étions pas bien disposés sur le terrain. L'équipe manquait d'équilibre. Depuis, Hugo Broos a rectifié le tir. Nous faisons un meilleur usage du ballon. Nous le conservons également plus longtemps. Contre Mouscron, les choses sont rentrées dans l'ordre même s'il est évident que nous encaissons des buts trop facilement.´

En prendre un à Stabaek ne constituera pas un drame en soi: de toute façon, les Anderlechtois doivent en inscrire deux, au moins. S'ils y parviennent, c'est avec la satisfaction du devoir accompli qu'Yves Vanderhaeghe s'entretiendra avec ses dirigeants dans le cadre du renouvellement de son contrat. Un accord de principe existe déjà pour juin 2005. Mais lui voudrait plus...

© Les Sports 2002

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