Le coach de Gand a pu se faire une idée de ce qui attend Axel Witsel en battant un club du ventre mou... 11-0 !

"Witsel en Chine, mais c'est n'importe quoi ! Le niveau est archi-faible !". On a tous pu sortir une phrase de ce type ces derniers jours, accoudé à un zinc ou à la machine à café. Mais au fond, qui connaît véritablement le niveau du foot chinois ? Est-ce aussi catastrophique que cela ? À en juger par l'expérience vécue par La Gantoise, on peut répondre que oui.

Actuellement en stage à Oliva, au sud de Valence, les Buffalos ont pu se mesurer à Yanbian Funde, actuellement neuvième de la Chinese Super League. Un match qui a viré au massacre et où les Gantois se sont imposés 11-0. Trop courts à bien des niveaux, en galère au moindre pressing, défensivement à la ramasse, les Chinois auront trouvé grâce aux yeux de notre confrère néerlandophone du Nieuwsblad grâce à leur technique. C'est peu. Et vu le score, autant dire qu'un maître tacticien comme Hein Vanhaezebrouck aura "apprécié" le spectacle.

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"Une D3, voire une première provinciale"

"Franchement, je m'attendais à mieux" , explique-t-il au Nieuwsblad . "Je ne connaissais pas le niveau. J'avais déjà vu quelques images au préalable et j'évalue leur niveau à une équipe de troisième division de chez nous. Le tempo était très faible, les lignes très étirées les unes par rapport aux autres. (...) Après les nombreux changements à la mi-temps, on aurait même dit une équipe de première provinciale. Si on regarde ce qu'ils ont montré, alors c'est encore bien pire que ce que j'avais osé imaginer. Ils voulaient jouer quatre fois une demi-heure plutôt que nonante minutes. Après coup, je suis content que nous ne l'ayons pas fait."

Trois buts pour Moses Simon, quatre pour Jérémy Perbet, c'était trop facile pour Gand. De quoi nourrir quelques (nouveaux) regrets sur le choix de Witsel, Oscar, Hulk etc. de se rendre en Chine pour poursuivre leur carrière. Certes, Yanbian n'a aucun joueur européen de renom dans ses rangs, mais figure tout de même dans le ventre mou du championnat. Quant au Tianjin Quanjian de Witsel, il a été sacré champion de deuxième division et montera logiquement parmi l'élite la saison prochaine, qui reprend en mars.

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"Ils vont devoir encore acheter beaucoup de Witsel(s)"

Une élite qui a laissé HVH pour le moins perplexe. "Si en Chine, ils veulent investir sur des joueurs comme Witsel, alors ils vont devoir encore en acheter beaucoup" , dit-il. "Ils devront encore faire pas mal d'ajustements pour mieux armer leurs équipes et les faire jouer différemment. En ne prenant qu'un ou deux joueurs stars, vous ne pouvez pas élever le niveau." Pas de chance, les clubs chinois ne sont autorisés à disposer que de quatre joueurs étrangers sur le terrain...

Bref, malgré ses déclarations optimistes, Axel Witsel peut vraiment craindre pour sa place en équipe nationale. Même si, comme le souligne notre piquant confrère, "la bonne nouvelle, c'est qu'au vu du foot proposé par Yanbian contre Gand, ses statistiques vont grimper en flèche."