Nouveau rebondissement dans la saga de la vente du RSC Anderlecht : Alicher Ousmanov (64 ans), l’homme d’affaires russe d’origine ouzbèke, est déterminé à racheter Anderlecht. Il compte faire une offre qui dépassera les 100 millions.

Pour le moment, il apparaît donc en pole position, devant le duo Gheysens-Vandenhaute, qui offre 75 millions. Outre la somme, c’est surtout le projet du patron de l’Antwerp qui fait peur à Anderlecht. Trop d’éléments - comme l’arrivée de Luciano D’Onofrio comme patron sportif et l’obligation d’aller jouer dans l’Eurostadium - constituent un obstacle insurmontable.

De nouvelles négociations n’ont pas eu lieu, mais le magnat dont la fortune est estimée à 13 milliards d’euros est disposé à passer à la vitesse supérieure. Il était le premier à s’intéresser à Anderlecht par l’entremise de l’agent Christophe Henrotay et a d’ailleurs confirmé dans un communiqué avoir "reçu différentes propositions, dont une suggestion concernant l’acquisition du RSC Anderlecht, mais aucune décision n’a été prise".

Un Autre argument qui plaide en sa faveur : la direction actuelle pourrait demeurer en place. Roger conserverait son poste de président, Herman Van Holsbeeck celui de manager sportif. Même Jo Van Biesbroeck resterait à la tête du Sporting. Une situation inimaginable en cas de rachat par Gheysens, Van Biesbroeck s’étant opposé - en accord avec Alexandre Van Damme - au déménagement du RSC Anderlecht à l’Eurostadium, projet mené par Ghelamco, la société de l’entrepreneur flamand.

Et Van Damme lui-même, ne va-t-il finalement pas finir par craquer et racheter le club de son cœur ? Officiellement, il y a renoncé, et ne vient même plus voir de match depuis qu’il habite en Suisse. Mais selon plusieurs sources concordantes, il n’est pas exclu qu’il attende le dernier moment avant d’agir. En tant qu’actionnaire actuel - il possède 15 % des actions - il bénéficie de la priorité. En cas de mise égale (100 millions), ce serait donc bien Alexandre Van Damme qui l’emporterait au nez et à la barbe du milliardaire russe...

Une chose est sûre : ni la direction du RSCA ni Roger Vanden Stock ne prendront une décision dans les jours à venir.