Le leader, naguère détaché, du championnat est-il en péril ? Risque-t-il une troisième défaite de rang dans la cuvette campinoise ? Tous les mois d’octobre périlleux ne sont pas identiques.

Si le Standard a tiré profit d’un calendrier redoutable, le Racing Genk a moins bien négocié ses rendez-vous : "Les matches à Malines, contre le Standard, à Courtrai et contre Anderlecht ne nous ont rapporté que 4 points sur12", a calculé Franky Vercauteren. "Je dirais que, si on a peut-être été trop bien payés contre le Standard, on est sortis frustrés de notre rencontre à Courtrai et de notre affrontement avec Anderlecht."

Comme à son habitude, l’entraîneur genkois a décortiqué le sommet de la Toussaint. "Nous y avons effectué trop de mauvais choix, tant défensifs qu’offensifs", a-t-il fait remarquer à ses joueurs , très attentifs et très réceptifs. "Nos lacunes n’ont pas été spécifiques à l’un ou l’autre compartiment. Elles ont été générales. On peut mieux dans tous les domaines." Le Racing Genk s’essouffle-t-il ? Sa mécanique bien huilée s’est-elle grippée ? Vossen continue de bien jouer, mais il ne marque plus. Le meilleur réalisateur du championnat ne se sent plus en période d’euphorie : ses tentatives ne lui rapportent plus automatiquement un but. Il existe, bien sûr, un lien de cause à effet entre les deux phénomènes. Le Racing souffre-t-il aussi d’une dépendance à De Bruyne ? "Certainement pas", assure Franky Vercauteren. " Nous avons disputé assez de bons matches quand Kevin ne jouait pas pour qu’on n’incrimine pas son absence. Notre problème n’est pas spécifique au flanc gauche : il est vraiment collectif." La Racing Genk est toujours leader. Parce qu’il s’est piqué au jeu, il ressent aujourd’hui une certaine pression. "Nous devons replacer la barre plus haut", prévient son entraîneur. Il n’y a pas encore péril en la demeure. Mais le comportement du Racing à Westerlo sera scruté avec une grande attention par ses rivaux redevenus directs.