À nouveau poursuivi par la poisse, le Belge risque de ne pas être conservé par la Roma.

Son Euro réussi avec la Belgique avait laissé imaginer le retour au premier plan d’un Thomas Vermaelen enfin débarrassé de ses problèmes physiques récurrents. Mais ses espoirs ont vite été déçus.

Arrivé sous la forme d’un prêt payant de deux millions d’euros en provenance de Barcelone, où il avait peu joué, au début du mois d’août dernier, le défenseur des Diables Rouges espérait y relancer sa carrière. Mais sa nouvelle aventure est en train de tourner court. À l’image de cette première titularisation, le 17 août dernier, lors du tour préliminaire de Ligue des Champions face à Porto, où le Belge de 31 ans avait passé 41 minutes sur la pelouse avant d’être exclu.

Trois semaines, deux titularisations en Serie A - face à l’Udinese et Cagliari - et une sélection avec les Diables, contre Chypre le 7 septembre, plus tard, une pubalgie freinait (une nouvelle fois...) le Diable dans sa progression. Depuis lors, ses vieux démons l’ont rattrapé et l’ancien défenseur d’Arsenal n’a plus joué une seule minute. À tel point que son futur à Rome s’écrit en pointillés.

On voit en effet mal comment les Giallorossi pourraient décider de lever l’option (de 10 millions d’euros) d’un joueur si fragile. Dans cette hypothèse, le Belge retournerait en Catalogne en fin de saison, où il est toujours sous contrat (jusqu’en 2019) avec le Barça, qui l’a acheté pour 15 millions d’euros à Arsenal en 2014.

Pour l’instant, Thomas Vermaelen ne veut pas entendre parler de cet épilogue. Il ne désespère pas de réussir à la Roma. Il y a une quinzaine de jours, il l’avait d’ailleurs fait savoir via son compte Twitter. "Bien que je n’ai pas été sur le terrain autant que je l’espérais, je suis très heureux de faire partie de ce club. Je travaille dur à ma convalescence, j’essaye de revenir le plus rapidement possible", avait-il posté.

Mais en attendant, Luciano Spalletti, qui a déclaré que le Diable progressait de "manière adéquate" il y a quelques jours, a trouvé sa charnière centrale, en associant le Grec Kostas Manolas, impressionnant depuis le début de la saison, et l’Italien Federico Fazio. Et l’Allemand Antonio Rüdiger, victime d’une rupture du ligament croisé juste avant l’Euro, est également sur le retour, ce qui pourrait encore compliquer la tâche de Vermaelen.

D’autant plus que, dans le même temps, en Catalogne, Samuel Umtiti, arrivé de Lyon cet été, s’est imposé dans la défense centrale du Barça. De quoi boucher encore un peu plus l’horizon du Belge, dont l’avenir semble, plus que jamais, incertain…