Football

Veron se méfie d'Anderlecht

ANGELO VOLPE

Publié le - Mis à jour le

Juan Sebastian Veron, l'Inter court après un succès de prestige depuis la conquête de la Coupe UEFA en 1998. Sera-ce pour cette fois?

Nous travaillons d'arrache-pied pour qu'il en soit ainsi. Les dirigeants et les supporters méritent de remporter un trophée important. Nous ne devons, cependant, pas nous laisser influencer par les erreurs du passé. Ce groupe-ci constitue un projet neuf, avec un nouvel entraîneur et de nouveaux joueurs. Nous sommes seulement en train de consolider les bases d'un ensemble que l'on espère le plus compétitif possible en Italie et en Europe. Affirmer que nous allons remporter telle ou telle compétition n'a aucun sens car, en football, ce sont souvent des épisodes déterminés qui influencent les résultats. Le plus important est d'être en mesure de rivaliser d'égal à égal avec les meilleurs le plus longtemps possible.

Après avoir battu le Werder Brême, vous disputez votre deuxième match de Ligue des Champions à Anderlecht. Que savez-vous de cet adversaire?

C'est une équipe qui tire sa force de l'organisation. Les Anderlechtois constituent un obstacle très délicat à négocier, surtout au cours de cette manche car ils jouent devant leur public. Lorsque j'étais à la Lazio, blessé, je n'avais pas pu prendre part au match à Bruxelles où nous avions été battus. Nous devrons donc bien étudier le jeu de cette formation et surtout la respecter car ses ultimes performances à domicile en Ligue des Champions ne laissent aucun doute sur ses possibilités.

Dans un groupe qui comprend aussi Valence et Brême, considérez-vous Anderlecht comme la formation la plus faible?

C'est encore trop tôt pour tirer des conclusions, mais l'expérience nous a appris que tous les participants à la Ligue des Champions méritent de disputer ce tournoi. Et cette nouvelle édition ne déroge pas à la règle. Certes, Anderlecht ne possède pas les qualités techniques de Valence, mais notre prochain adversaire a gagné le championnat belge et s'appuie sur une solide connaissance de ce genre de compétition. Dès lors, méfiance.

Savez-vous que votre ancien équipier Sergio Conceiçao évolue désormais en Belgique?

Oui, j'ai appris qu'il avait signé au Standard. Mais cela fait déjà un certain temps que je ne l'ai plus eu au téléphone. Je lui souhaite beaucoup de réussite dans cette nouvelle aventure car il mérite de rebondir.

Fabian Carini, qui a évolué en Belgique, vous a-t-il donné des tuyaux sur Anderlecht?

Oui, il nous a mis en garde contre tout excès de confiance car, pour lui, cette équipe possède un bon potentiel, en tous les cas bien meilleur que ce qui se dit.

© Les Sports 2004

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