Comme au match aller, Anderlecht ne doit pas craindre Dalibor Veselinovic, celui qui a marqué la rencontre de Coupe entre Courtrai et le Beerschot de son empreinte. L’attaquant serbe, prêté au KVK , ne peut pas affronter son employeur. C’est ce qui a été stipulé contractuellement.

C’est le Standard de d’Onofrio qui avait lancé cette mode. Benteke (Malines), Traore (Zulte-Waregem), Gershon (Courtrai) et Mbuyi-Mutombo (St-Trond) n’avaient pas pu affronter les Rouches .

Dès cette saison (du moins, dès la fin du mercato d’été), Anderlecht a suivi l’exemple du Standard, sur l’avis de son conseil des joueurs. “Nous avons constaté que nos joueurs prêtés jouent deux matches de leur vie par saison, et c’est contre nous”, souffle Van Holsbeeck. “Désormais plus aucun joueur prêté n’a l’autorisation de jouer contre Anderlecht. De plus, il s’agit souvent d’éléments dont nous prenons en charge une grande partie du salaire.”

Comme Diandy (OHL), Garcia-Calvete (St-Trond et entre-temps De Graafschap), Pablo Chavarria a eu de la chance. Au moment d’accepter le prêt à Courtrai, Anderlecht n’avait pas encore édicté sa règle.

Mais qui donc sont ces joueurs prêtés qui ont tué leur Anderlecht ? La saison dernière, Iakovenko avait inscrit un penalty pour Westerlo (2-0), et Reynaldo était l’homme de l’assist à Iachtchouk lors de Cercle – RSCA (1-0). Losada (Charleroi), Bernardez (Lierse) ou Chavarria (Eupen) , quant à eux, n’avaient pas brillé.

Ariël Jacobs a une autre solution. “Si la Ligue Pro interdit aux joueurs prêtés d’affronter leur club d’origine, comme c’est le cas au Portugal, tout sera résolu. Il n’y a pas encore eu de polémique suite à une erreur de l’un ou l’autre joueur, mais quand ce sera le cas, on va commencer à crier au scandale.”