Le Mexique (Gr.D) a justifié dimanche sa position de tête de série du Mondial-2006 en battant nettement l’Iran (3-1), qui n’a pas tenu le rythme physiquement en deuxième période.

Placée sous haute surveillance en raison des remous politiques autour de l’Iran, la partie n’a donné lieu à aucun débordement. Tout juste quelques drapeaux israéliens ont-ils été déployés dans les tribunes avant le coup d’envoi.

Match improbable comme seule la Coupe du monde sait en offrir, Iran-Mexique a d’abord proposé une opposition équilibrée en première période. Les Mexicains ont immédiatement été dangereux sur coups de pieds arrêtés, corners et coups francs, où ils ont déployé une impressionnante série de combinaisons pour chercher Borgetti ou Bravo, à la conclusion.

Ce travail, peaufiné tout au long des semaines de préparation de la sélection, a payé à la 28e minute: Pardo, le tireur attitré, frappait un coup franc de la droite. Franco, l’attaquant de Villarreal, était à la réception de la tête et détournait dans les pieds de Bravo, qui battait de près le gardien iranien Mirzapour (1-0).

Nullement décontenancés, les Iraniens continuaient à se montrer dangereux, menant des contres rapides, ou profitant de leur jeu léché en passes courtes pour tenter de mettre en position leurs attaquants Daei, l’homme aux 109 buts sous le maillot national, ou Hashemian.

C’est finalement sur un corner que l’Iran trouvait l’ouverture, à la 36e minute par le défenseur Golmohammadi, reprenant du pied droit au milieu d’une forêt de joueurs pour battre Sanchez (1-1).

Après la pause, les deux équipes baissaient de rythme, payant peut-être les efforts des 45 premières minutes. Ce tempo plus calme permettait au Mexique de reprendre le contrôle du match et de poser le jeu pour placer des attaques construites.

La défense iranienne craquait en trois minutes. A la 76e d’abord, lorsque Zinha profitait d’un mauvais placement des défenseurs pour lancer au but Bravo, qui signait ainsi un doublé (2-1).

A la 79e ensuite, lorsque le passeur devenait buteur: le petit Zinha, 1,63 m, après un une-deux avec Mendez, reprenait victorieusement de la tête le centre de son coéquipier pour battre un malheureux Mirzapour totalement abandonné par sa défense (3-1).

Le Portugal et l’Angola, les deux autres équipes du groupe D, devaient s’affronter dans la soirée.