Blessé au mollet la semaine dernière, Kompany n'avait repris les entraînements avec le groupe que vendredi.

Absent du terrain samedi à Andorre où les Diables Rouges ont validé leur billet pour l'Euro 2016, Vincent Kompany sera sur la pelouse du Stade Roi Baudouin mardi pour le match face à Israël, dernier round de la campagne qualificative pour le championnat d'Europe des nations.

Blessé au mollet la semaine dernière, Kompany n'avait repris les entraînements avec le groupe que vendredi mais n'avait pas été sélectionné pour le match à Andorre, Marc Wilmots ne voulant pas prendre de risques.

"Vincent ne ressent plus rien de sa blessure au mollet et il est plein de confiance", déclare le sélectionneur fédéral. "Si Kompany joue une heure contre Israël, ça sera bien pour lui et pour Manchester City (qui préfère ne pas voir son joueur sur le terrain, ndlr). Aucun club ne peut nous accuser de prendre des risques avec un joueur".

Wilmots avait déjà indiqué depuis plusieurs jours que Romelu Lukaku, Nicolas Lombaerts, Dries Mertens et Marouane Fellaini seraient titulaires mardi. "Je ne communiquerai le reste de l'équipe que mardi", dit le coach des Diables. "Jason Denayer (genou) sera en tribunes, nous ne voulons prendre aucun risque avec lui".


Marc Wilmots: "Le match contre Israël ne sera pas un match de gala"

Déjà qualifiés pour l'Euro 2016 à la suite de leur victoire samedi à Andorre (1-4), les Diables Rouges joueront leur dernier match de qualification face à Israël mardi au Stade Roi Baudouin à Bruxelles.

Si le match est sans enjeu mathématique pour les Diables, il en va tout autrement pour Israël, puisque les troupes d'Eli Gutman peuvent encore se hisser à la 3e place donnant accès aux barrages.

Derrière la Belgique (20 pts) et le pays de Galles (18), déjà qualifiés, trois nations du groupe B peuvent encore prétendre à ces barrages: la Bosnie-Herzégovine (14), Israël (13) et Chypre (12). Seul Andorre (0) est mathématiquement éliminé.

"Ce match ne sera pas un match de gala en ce qui nous concerne", prévient le sélectionneur belge Marc Wilmots lundi. Nous voulons les trois points et nous allons jouer cette rencontre comme si c'était notre premier match. C'est une question d'honneur et d'envie. A la maison, devant 45.000 spectateurs, nous devons faire le jeu. Nous n'avons pas une équipe pour être attentiste. Du côté israélien, je crains surtout Eran Zahavi, il bouge bien, a une bonne passe, il est technique et créatif".

L'enjeu sera plus honorifique pour la Belgique: terminer en tête du groupe B et s'emparer de la 1e place du classement FIFA. "Nous pouvons être numéro 1 au classement FIFA en cas de victoire, mais nous n'avons pas besoin de cela pour nous motiver", estime Wilmots. "Tout le monde sera suffisamment motivé, car les places sont chères. Il n'y a pas beaucoup d'occasions de faire ses preuves".

Le match aller avait eu lieu en mars en Israël, où les Belges s'étaient difficilement imposés 0-1 grâce à un but de Marouane Fellaini, alors que Vincent Kompany avait été exclu après 64 minutes. "En 1e mi-temps, Israël n'avait franchi la ligne médiane que deux fois", se souvient Wilmots. "Les deux cartes jaunes de Kompany nous avaient posé des problèmes. Pour le reste, je crois qu'il n'y avait eu que trois tirs cadrés. Nous nous étions nous-mêmes compliqué la tâche".

Marc Wilmots a aussi jeté un regard dans le rétro lundi. "Je pense que nous avons fait du bon travail en trois ans. Nous nous sommes qualifiés deux fois de suite pour un grand tournoi et le stade est toujours plein. Les gens de la fédération ont été fort critiqués, à propos des finances. C'est pourquoi nous irons en ministage au Koweit en novembre. Mais il y a aussi eu des gens qui ont eu des bonnes idées. J'ai reçu un message de Steven Martens (l'ancien CEO de l'Union belge, ndlr). Quoiqu'on puisse dire, il a fait du bon travail avec nous", selon Marc Wilmots.