La Turquie va remettre une note de protestation à l’Italie en raison des incidents «inadmissibles» qui se sont produits mercredi soir à Rome, après la fin du match AS Rome-Galatasaray (1-1), comptant pour la 5e journée de la deuxième phase de la Ligue des Champions de football, a indiqué le chef de la diplomatie turque Ismail Cem.

«Nous allons remettre une lettre de protestation et demander que les responsables de cet incident regrettable soient punis», a-t-il dit jeudi matin à l’agence turque Anatolie. Il a indiqué avoir téléphoné lors des incidents à l’ambassadeur d’Italie à Ankara, Vittorio Surdo, lui demandant d’intervenir pour mettre «immédiatement» fin à ce «scandale», selon l’agence.

Au coup de sifflet final de l’arbitre, certains joueurs et responsables des deux équipes ont mis le feu aux poudres en échangeant des insultes, juste en dessous de la tribune officielle.

Les Stadiers ont été vite débordés, laissant la place à un peloton de policiers casqués, en tenue anti-émeute, intervenu, pour ramener le calme, matraque en mains.

Après une bonne dizaine de minutes d’une confusion extrême, les joueurs turc restés longtemps sur le terrain, ont pu regagner les vestiaires au milieu d’un épais cordon de policiers, sous les sifflets et les insultes d’une bonne partie du public.

Attitude «barbare» des carabiniers Selon les images des télévisions turques, plusieurs joueurs et un entraîneur de l’équipe turque ont reçu des coups de matraque.

Abdurrahman Albayrak, un responsable de Galatasaray, a indiqué sur la chaîne d’information NTV que plusieurs joueurs de son club notamment Mondragon, Perez et Emre avaient été blessés par des coups de matraque dénonçant l’attitude «barbare» des carabiniers italiens.

La presse turque de son côté fustigeait le «scandale» vécu au Stade Olympique de Rome, soulignant les «attaques» des joueurs italiens contre ceux de Galatasaray restés «sans réponse» de la part de la police italienne.

«Scandale à Rome», titrait à la une le journal libéral Milliyet.

«Le visage hideux de l’Italie», relevait pour sa part le journal à grand tirage Sabah.

Un autre journal à gros tirage, Hurriyet, titrait: «Scandale à l’italienne, des coups de matraque pour Cim Bom» (surnom de Galatasaray).

Ce journal souligne que «quand les Italiens n’ont pu vaincre Galatasaray, ils ont attaqué», publiant des photos des joueurs du club turc, Capone et Berkant, gisant à terre après «une attaque des policiers italiens».