Officiellement, René Vandereycken est encore coach fédéral. Officieusement, la décision est prise. Ses patrons se rendent compte du fait qu’il ne peut plus fonctionner à la tête de notre équipe nationale, après l’avalanche de critiques et d’attaques personnelles dans les journaux.

A la demande de René Vandereycken, la Commission Technique (De Keersmaecker, Philips, Collin, Wijnants, Ingelbrecht, Lommers, Sablon, Vandereycken, Vercauteren) s’est réunie hier après-midi, après le retour de Sarajevo. "Sinon, j’aurais dû revenir à Bruxelles vendredi", expliquait René Vandereycken la veille.

A 14 h 32, le toujours actuel coach fédéral s’est garé sur le parking de la Fédération, et il est reparti à 15 h 43. Avec un petit sourire en coin, mais sans faire le moindre commentaire aux nombreux micros qui le suivaient pas à pas.

François De Keersmaeker, président de l’Union Belge de Football revient sur la réunion : "On a fait un débriefing purement technique des deux matches. On ne l’a donc pas évalué. Ce sera la semaine prochaine. Une commission de cinq à six personnes rendra un avis au Comité Exécutif. Les émotions ne peuvent pas nous influencer. On prendra du recul, puis on décidera. Mais il est clair que son bilan n’est pas positif. Le contenu de nos discussions reste secret."

En coulisse, il se murmure que René Vandereycken a dû se défendre sur les raisons qui l’ont poussé à jouer avec de hauts ballons ou sur le nom du responsable scouting en Bosnie.

"J’ai demandé d’utiliser le long ballon six fois sur dix, et pas neuf fois. O n a joué avec des hauts ballons, parce qu’ils avaient trois grands défenseurs et nous trois joueurs offensifs forts de la tête."

Philippe Collin, président de la commission technique de l’Union Belge, s’exprime : "Un coach peut toujours s’expliquer. A nous de croire ses arguments ou pas. Bien sûr qu’on tiendra aussi compte de ses chiffres."

D’autres chiffres seront également d’actualité, puisqu’il a un salaire de 400 000 euros par an et que son contrat s’expire en décembre, la Fédération lui devra 300 000 euros.

En réunion, personne n’a évoqué les noms de successeurs. De façon informelle, les noms de Jean-François de Sart (qui ne fait pas l’unanimité) et Dirk Advocaat (trop cher) ont été cités. Mais il y a aussi un nouveau nom qui a été relevé : celui de Marc Wilmots. A suivre