Si l'on excepte la présence des caméras de Club RTL et quelques lignes ici et là dans la presse écrite, cela aurait été dans l'indifférence générale que l'on serait passé à côté de l'une des plus remarquables prestations de l'équipe nationale. Mardi soir à Lokeren, les Diablotins, comprennez la Belgique des moins de 21 ans, battaient 4-0 la Serbie et prenaient ainsi une belle option pour une participation à l'Euro 2006 (-21 ans). Un événement rare pour la Belgique.

Voilà qui tranche singulièrement avec la rencontre offerte par leurs aînés, les Diables Rouges, mercredi à Bruxelles. Le verdict de celle-ci est historique: en effet pour la première fois depuis 1982, la Belgique ne devrait pas participer à la Coupe du monde de football (utilisons le conditionnel car tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir...). Mais la Belgique "footballistique" n'est-elle tout simplement pas retombée sur terre ?

Malheureusement pour elle, cette dernière paye les erreurs commises au plus haut niveau de nos institutions: une politique de jeunes et de formations inexistantes en regard de ce qu'il se fait dans les pays voisins. En Belgique, le sport c'est ringard... Et comme partout ailleurs, en football et dans le sport, on récolte ce que l'on sème: il ne faut pas s'étonner que la Belgique sportive ressemble à un désert. Alors, il est évidemment plus facile de critiquer un entraîneur, un joueur, un arbitre... Pourtant, il suffirait d'accepter la vérité: notre football évolue aujourd'hui, à de rares exceptions, avec une génération moins douée que les précédentes. Et avec un brin de bonne volonté et de prise de conscience, quand on voit ce qu'il s'est passé à Lokeren mardi, on se dit que cela ne pourrait qu'être passager. Encore faut-il le vouloir...