ANDERLECHT Pas de doute: Hugo Broos n'est pas content. Et il le dit. Surprise: la colère du responsable technique anderlechtois n'a rien à voir avec la réplique, globalement décevante, que son équipe vient de fournir à celle de Mons. A ce sujet, Hugo Broos affirmera simplement que `seuls les trois points importaient face à un adversaire difficile à manoeuvrer, tandis que nous manquions de repères après avoir dû souscrire à une interruption de quinze jours´. Admettons. Dès lors, pourquoi l'entraîneur du Sporting était-il aussi fâché à l'issue de la rencontre? Voici la réponse...

`La façon dont l'Union belge a traité ses internationaux durant cette semaine est inadmissible. Ainsi, la Fédération a obligé ses joueurs à revenir de deux voyages extrêmement fastidieux dans la nuit. Ceux-ci sont allés dormir chaque fois à l'aube. Comment voulez-vous qu'ensuite les mêmes soient frais et dispos pour reprendre le championnat? Ce manque d'organisation constitue, d'une part, un véritable problème et s'apparente, d'autre part, à un réel manque de respect de l'Union belge envers ses clubs. Or, que je sache, ce sont eux qui lui fournissent cette... main d'oeuvre.´

De là à abuser de Walter Baseggio et d'Yves Vanderhaeghe, comme Aimé Anthuenis donne à Hugo Broos l'impression de vouloir le faire, il y a un pas que le second nommé paraît souhaiter franchir. Celui-ci aura également appris avec effroi que Besnik Hasi, qui se déplaçait avec l'Albanie en Russie, aura eu besoin de seize (!) heures et de deux correspondances (Tirana et Zurich) pour rentrer chez lui dans la soirée de jeudi après s'être levé à l'aube. Difficile, dans ces conditions, d'être bons le surlendemain...

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