ANDERLECHT Une interview, accordée ce samedi par Glen De Boeck à l'un des médias les plus puissants du nord du pays, pourrait- elle être de nature à modifier l'équilibre régnant au sein du vestiaire du Sporting d'Anderlecht en y marginalisant... Walter Baseggio?

Le but poursuivi par notre confrère dans le cadre du long entretien qu'il eut avec le capitaine bruxellois consistait, ni plus ni moins, à faire passer le Clabecquois pour un... niais, un joueur, donc, dépourvu de la moindre intelligence tactique. Celui-ci ne serait jamais qu'une éternelle promesse du football belge, statut qui lui a été délivré une fois pour toutes par la presse néerlandophone.

Grâce à des réponses prudentes et appropriées, Glen De Boeck aura eu l'élégance de nuancer ce jugement, purement subjectif d'ailleurs, mais il n'aura toutefois pas pu empêcher un véritable débat de s'ouvrir concernant l'apport réel de Walter Baseggio à son équipe depuis le début de la saison.

Lorsqu'il signa au Parc Astrid un contrat qui faisait de lui le patron technique du Sporting d'Anderlecht pour les deux prochaines années, Hugo Broos avait insisté sur l'importance du rôle qu'il comptait confier à son médian: «J'attends beaucoup plus de lui que ce qu'il a montré ces derniers mois », répétait alors, volontiers, le successeur d'Aimé Anthuenis au Parc Astrid quand il s'installa dans le fauteuil laissé vacant par le Waeslandien. «Je placerai Walter Baseggio devant ses responsabilités autant de fois qu'il le faudra.»

En d'autres termes: c'est une question de comportement qui plombe les prestations du médian anderlechtois, et son forfait, hier, contre l'Antwerp, soulève celle-ci avec d'autant plus d'acuité que la veille, dans la presse flamande...

«Je ne reviendrai pas sur la teneur de l'article incriminé, enchaîne Hugo Broos à ce sujet. Certaines questions qui ont été posées à Glen De Boeck étaient tout bonnement dégueulasses (sic). Chacun fait son métier comme il l'entend. En ce qui me concerne, je dirais simplement que, par moments, effectivement, Walter manque toujours de discipline envers lui- même. Son caractère de dilettante, s'il n'en change pas vite, ne lui permettra jamais de réussir dans le football moderne. Il opte encore trop souvent pour la solution de facilité.»

L'épilogue à cet après-midi au demeurant fort sympathique, malgré un froid hivernal, trouvera-t-il un prolongement jeudi, avec la présence de Walter Baseggio à Athènes, certes, mais sur le banc du Sporting d'Anderlecht?

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