Le printemps n'a pas réussi à Bertrand Crasson, contraint d'appeler le médecin de famille et de se faire prescrire un traitement contre la grippe, assez sérieuse finalement, qui le prive du déplacement des Diables Rouges à Glasgow.

"Cela fait décidément beaucoup de forfaits", note Robert Waseige, "mais j'ai quand même encore suffisamment de choix dans ma liste, pour ne pas devoir appeler un remplaçant. Nous partirons donc à dix-neuf jeudi après-midi. J'ai le sentiment que nous sommes en plein dans la période difficile. Cela se sent aussi dans les clubs, et notamment à Bruges et Anderlecht. Je veux cependant rester fidèle à ma ligne de conduite, et éviter par conséquent de chambarder le groupe pour des questions de forme ou de condition. Les joueurs m'ont d'ailleurs prouvé aux entraînements qu'ils conservent néanmoins suffisamment de fraîcheur..."

L'effectif étant à présent définitif, vu qu'il n'y a plus de cas Bob Peeters, grâce aux soins très appropriés de son kinésithérapeute personnel, il reste à Waseige de se décider à propos de la composition de l'équipe. "Notre travail de mercredi (à huis clos au Stade Roi Baudouin, NDLR) a pour la première fois été conçu en fonction de l'adversaire", précise l'entraîneur national, "et j'ai ainsi pu tester les deux combinaisons entre lesquelles je choisirai plus tard. Je ne connais en effet pas encore moi-même le onze de base pour samedi. J'ai cependant encore un peu de temps pour définir la meilleure option, et l'annoncer en primeur aux joueurs".

Le mystère demeure donc entier, même si on peut se faire une idéee assez précise des deux schémas dont il fait état. Alignera-t-il deux attaquants (Wilmots et Emile Mpenza) comme contre Saint-Marin, ou un véritable duo de pointe (Emile Mpenza et Bob Peeters) avec un soutien d'attaque (Wilmots) derrière lui. Autrement dit à quelle place jouera le capitaine, qui entrerait même en compte pour le poste de demi-droit, où Marc Hendrikx a visiblement plus de chances d'évoluer que Gaëtan Englebert, titulaire contre Saint-Marin.

La soirée de mercredi a été consacrée à l'étude du jeu de l'adversaire, dont les Diables Rouges reconnaissent ne rien savoir à peu de choses près. Frans Masson leur a en effet préparé un montage dont la projection devrait effacer ces lacunes malgré tout assez surprenantes. "L'Ecosse ne mérite pas cet anonymat", admet Waseige, "mais n'a pas eu beaucoup de contacts avec le football belge ces dernières années, au cours desquelles sa progression l'a précisément amenée à un niveau très comparable au nôtre. Les joueurs s'en rendront bien compte au cours de la séance. On leur dira tout, mais sans overdose. Cela suffira pour qu'ils comprennent que notre rival joue actuellement au modeste par simple ruse, et ne tombent pas dans le panneau, un peu gros du reste. L'Ecosse n'est certes pas une grande puissance du ballon rond, mais la Belgique non plus", conclut le successeur de Georges Leekens avec son bon sens habituel.