Wasyl soigne son retour
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Wasyl soigne son retour

Pascal Guerman

Publié le - Mis à jour le

Une fois encore, le coach d’Anderlecht s’est distingué par son honnêteté et sa lucidité au moment d’analyser un duel qui restera dans les annales uniquement parce qu’il fut celui du grand retour de Marcin Wasilewski comme titulaire. "On a reçu plus que ce qu’on méritait." Plus de quinze mois après son grave accident, le Polonais a démontré qu’il ne serait pas contraint de prendre sa retraite comme certains l’avaient estimé à plusieurs reprises depuis ce funeste 30 août 2009.

Pour en revenir au match, on ne peut donner tort au T1 "mauve" mais n’est-ce pas le propre des (futurs ?) champions de s’imposer sans bien jouer, d’autant que ce n’est la première fois cette saison. Sans oublier que les absents de marque sont toujours légion dans les rangs bruxellois.

Ariël Jacobs avait, contraint et forcé par les circonstances, modifié ses batteries. La surprise du jour avait pour nom Marcin Wasilewski. Sa rentrée sur le flanc droit de la défense permettait à Gillet d’avancer d’un cran. Autre modification notoire : Suarez s’était replacé en soutien de Lukaku, ce qui renvoyait Kanu sur le flanc gauche.

Et comme de coutume ces dernières semaines en championnat (sauf à La Gantoise), les Bruxellois entamèrent les débats sur un mode mineur. Logiquement, Chevalier s’offrit la première possibilité déviée par un pied "mauve "en corner. Il fallut attendre plus de vingt minutes pour voir Suarez adresser une première frappe (non cadrée) en direction de Bossut. Peu après, Delaplace se trouva à la bonne place au premier piquet pour écarter un corner rentrant de Kanu.

Le Sporting relevait légèrement la tête et moins de cinq minutes avant le repos, Lecjaks délivra un coup-franc parfait vers le rectangle où "Wasil ", tout seul (!), put ajuster Bossut (0-1). Ce goal à lui seul effaçait les 40 premières minutes à cause du nom de son auteur.

L’entraîneur anderlechtois opéra son habituelle modification tactique en inversant les positions de Kanu et Suarez. Avouons-le ce changement ne rendit pas le jeu des champions plus fluide. Au contraire, la formation d’Hugo Broos se montrait de plus en plus pressante. Un "heading" de Maréval, suite à un corner de Matton, loupa le cadre de peu. Ce n’était que partie remise pour le Français qui bénéficia d’un centre en retrait parfait de son compatriote Delaplace pour égaliser d’une frappe brossée hors de portée de Proto.

Les échanges versèrent à nouveau dans la médiocrité et le partage s’annonçait logique jusqu’au moment où Suarez posa sur le front de Lukaku le ballon de la victoire. "On n’a pas été bon, à l’exception de cette phase arrêtée bien négociée avant le repos et le but de la victoire. On ne retiendra donc que les goals dans ce match qui ne méritait ni gagnant, ni perdant."

Une maigre consolation pour Hugo Broos qui venait de perdre son brevet d’invincibilité à la tête de ses nouvelles couleurs. "Je déplore l’erreur commise sur le goal de Wasilewski et le trop grand respect montré. Au repos, j’ai incité mes gars à plus avoir confiance en leurs qualités. Malheureusement, certaines décisions du referee ont eu une influence. Si on ne peut contester l’exclusion de Nfor selon le règlement, je me pose la question de savoir pourquoi on applique la maxime des deux poids, deux mesures quand Gillet se retrouve dans la même situation ?"

Il est évident que l’exclusion de Nfor aurait été déterminante au bout du compte.

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