Côté départs, il y avait de bonnes et mauvaises nouvelles, hier à Anderlecht. La bonne d'abord. Christian Wilhelmsson a tranché: il finira la saison à Anderlecht, malgré l'intérêt très concret de la Fiorentina. «Je reste à Anderlecht jusqu'en juin, dit le médaillé de bronze du Soulier d'Or. Trois éléments ont influencé ma décision. Je veux absolument remporter un second titre ici. Le match nul contre le Cercle me pousse à me donner encore plus pour être sacré en fin de championnat. De plus, mes meilleurs amis Kompany et Serhat restent à Anderlecht. Ils m'ont encouragé à terminer la saison avec eux. Ma famille et mes amis m'ont donné le même conseil. Enfin, je dois me montrer avant la Coupe du Monde.»

Un départ en juin

Les supporters ne doivent pas se faire d'illusion: Wilhelmsson (qui coûtera 4 millions d'€) partira en juin. «On ne peut jamais être catégorique. Je préfère changer de club en été plutôt qu'en milieu de championnat. Si la Fiorentina reste intéressée? Je n'ai pas de garanties mais c'est le seul club à avoir fait une nouvelle offre, refusée par Anderlecht. Il y avait d'autres possibilités, notamment en Angleterre, mais c'était bien moins concret.»

Goran Lovré et Michal Zewlakow, en revanche, ont annoncé à Herman Van Holsbeeck qu'ils ne resigneraient pas. Lovré - dégoûté par sa non-sélection dans le noyau élargi samedi passé - a dit qu'il voulait partir le plus rapidement possible, mais le manager anderlechtois a essayé de le calmer.

Pas d'exode

Pour le Sporting, il n'est pas question que les deux partent, puisqu'Anderlecht s'est déjà débarrassé de beaucoup de joueurs. Quant à Fabrice Ehret, il a l'autorisation de partir. Mercredi, après un petit match entre l'équipe A et B de la Lazio Rome, le club romain décidera s'il offre un contrat au français.

Entre-temps, le match nul face au Cercle a provoqué une petite tempête dans le ménage anderlechtois. Franky Vercauteren a très mal pris les commentaires d'une certaine presse, où ses choix tactiques avaient été critiqués.

«Je n'ai pas à me justifier, disait-il. Si je mets Kompany en défense, on demande pourquoi je ne le mets pas au milieu. Et vice versa. Si je titularise Frutos, on demande pourquoi Pujol ne joue pas. Mais si je n'avais pas mis Frutos dans l'équipe, on se serait aussi posé des questions. Il faudrait que je titularise 14 joueurs. C'est facile de critiquer après le match. On crée des problèmes où il n'y en a pas. Et on répète la même chose. Certains journalistes ne jouent pas le jeu de manière correcte.»

De son côté, le manager anderlechtois Van Holsbeeck a encore augmenté la pression, en déclarant: «Si on perd au GB, c'est la crise.»

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