Le prestigieux quotidien aux pages roses a donné la parole au sélectionneur belge, à un mois de l'affrontement entre les Diables et l'Italie.

Le 13 juin, la Belgique et l'Italie se retrouveront à Lyon pour débuter leur Euro. Entre des Diables rouges ambitieux et une Squadra Azzurra amputée de Claudio Marchisio et Marco Verratti, le match s'annonce déjà décisif, tant les Italiens apparaissent comme les adversaires les plus coriaces pour les Belges dans le groupe E.

A un mois de la rencontre, la Gazzetta dello Sports est allée à la rencontre de Marc Wilmots. Ce dernier doit rendre ce jeudi une sélection élargie du groupe qui s'envolera pour la France cet été, mais a répondu aux questions de nos confrères italiens: les qualités et la maturation du noyau, les leçons du Mondial, les favoris pour le titre continental, les Diables d'Italie et bien évidemment son premier adversaire, Marc Wilmots les évoque dans le quotidien.

Le pression: "La génération dorée ? Jusqu'à présent, beaucoup l'ont dit et mes joueurs ont fait de bonnes choses ces dernières années. Mais il nous manque un titre. S'ils en gagnent un, alors on pourra parler de génération dorée. (...) Le classement est une question arithmétique, qui dépend des coefficients, de la régularité de l'équipe. Cela ne doit pas être un fardeau, car c'est un objectif et il témoigne du bon travail accompli."

L'après-Mondial: "Nous avions une équipe jeune et elle l'est toujours [depuis la Coupe du monde]. Mais en attendant, elle a acquis de l'expérience. Au Mondial, nous étions la formation la plus jeune en termes de moyenne d'âge après le Ghana. En qualifications, nous avons su nous adapter et chercher des solutions au jeu des équipes qui nous attendaient (...) Sommes-nous devenus plus intelligents ? Nous sommes plus expérimentés. L'angoisse de la première fois n'est plus là, même si l'équipe est encore très jeune. Mais nous sommes retournés à la Coupe du monde après douze ans d'absence, tout le monde était très nerveux. Maintenant, nous sommes plus sereins. Benteke et De Bruyne, pour ne citer qu'eux, ont été impliqués dans des transferts importants. Ils ont emmagasiné de la confiance, de l'estime de soi. Et en général, nous sommes tous plus détendu."

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La menace terroriste: "Je parle à titre personnel, car c'est la seule chose que je peux faire. La vie continue, nous devons aller de l'avant, voyager, prendre l'avion, le train. Si on se retrouve au mauvais endroit, c'est que c'était le destin. Je comprends l'émotion du peuple. parce que maintenant c'est une guerre. Mais il y a une certitude: la vie ne s'arrête pas. Beaucoup de générations avant nous ont dû adopter ce comportement."

Les espoirs en France: "Il y a l'Espagne, l'Allemagne et la France, qui dispose d'une excellente équipe et qui joue à la maison. Et nous devrions gagner ? Nous faisons partie des outsiders avec l'Italie et le Portugal. Si nous n'avons pas d'autres blessures graves, nous pouvons viser les demi-finales. Ce serait un succès. Et quand vous arrivez parmi les quatre premiers, alors, vous pouvez jouer pour la gagne."

Les Diables de la Botte: "Nainggolan est un guerrier, mais pas seulement. Il a un profil qui me plaît: il sait récupérer le ballon et verticaliser le jeu, changer le tempo, jouer long et il a une bonne frappe. Avant la Coupe du Monde, il a peu joué, mais maintenant, c'est un joueur différent et il a gagné sa place sur le terrain. Mertens est avec De Bruyne celui qui a été le plus décisif en termes de passe décisives et de buts en qualfications. il a une excellente mentalité, même quand il entre en cours de match. Comme Origi et Carrasco, il peut avoir un impact direct sur le jeu."

Le match face à l'Italie: "Ce sera une rencontre très tactique. L'Italie est très solide avec son 4-3-3 et aucune des deux équipes ne peut perdre. En fait, perdre le premier match serait une tragédie. L'Euro, c'est plus compliqué, plus que le Mondial, le niveau est élevé. L'essentiel est de commencer sans 'traumatisme'."