Le sélectionneur fédéral Marc Wilmots tenait ce dimanche soir sa dernière conférence de presse avant le match de lundi (21h) face à l'Italie, à Lyon. Il était accompagné de son capitaine Eden Hazard. Morceaux choisis.

Wilmots sur le choc face à l'Italie: "Une victoire nous mettrait en confiance. Une défaite rejaillirait sur tout le monde. L'Italie est l'adversaire le plus difficile du groupe. L'Italie est encore plus dangereuse quand elle est poussée dans ses derniers retranchements. Conte peut préparer une équipe de guerriers. On a une grosse pression mais je préfère cela que ne voir personne venir... Il faudra faire un bon bloc équipe. On a encore revu toutes les vidéos avec les mouvements répétés des Italiens. On a de l'ambition, mais un match peut basculer sur des détails"

Sur le coach italien qui veille au huis clos à l'entraînement: "Je peux comprendre que Conte ait eu peur d'être espionné. Mais pour moi, pas de souci, je n'ai pas peur des espions..."

Sur la paire Vertonghen - Alderweireld: "Toby et Jan dans l'axe? Je ne veux pas répondre. Je comprends que ce duo soit respecté en Angleterre. Mais avec Toby et Jan au back, on a eu une des meilleures défenses d'Europe"

Sur le cas Vermaelen: "Il n'y a aucun souci pour que Thomas Vermaelen puisse jouer 90 minutes".

Sur les matches de l'Euro déjà disputés: "Ce que je remarque dans cet Euro, c'est qu'il n'y a jamais un gros écart et j'ai vu des joueurs avec des crampes après 80 minutes. ll faut aussi être jusqu'au boutiste dans cet Euro. Le physique va jouer un grand rôle".

Sur les supporters et l'engouement belge: "Une âme s'est créée chez nos supporters. Ils seront près de 18.000 Belges au stade. Au Brésil, c'étaient des petits groupes. Ici, ce sera un vrai kop. Ça peut nous aider dans les moments difficiles".

Sur les violences durant cet Euro: "C'est un débat très difficile. Doit-on punir les joueurs en retirant des points pour le comportement de pseudo-supporters? J'ai vu une image terrible: celle d'un père qui fuyait avec son enfant. Cela ne peut pas arriver dans un stade. Je peux juste parler de notre public. On lui a demandé pendant les hymnes d'applaudir. J'espère que nos fans vont faire la fête. Je suis fier quand nos supporters respectent l'adversaire."


Hazard: "J'espère qu'on pourra atteindre la finale"

Les impressions d'Eden Hazard avant le choc: "Je suis impatient de commencer ce tournoi dans mon pays d'adoption. On a bien étudié l'Italie. Elle a une grosse défense. A nous de trouver des solutions pour marquer des buts. Je suis également content d'affronter mon futur entraîneur à Chelsea [Antonio Conte]. Je veux lui montrer ce qu'on peut faire. J'espère qu'on pourra atteindre la finale. Mais rien n'est facile, on l'a vu avec l'Angleterre et la France".

Sur son rôle de capitaine: "J'apprécie de porter le brassard. Je ne parle pas beaucoup en dehors. Mais sur le terrain, j'essaie d'être un patron avec le ballon".

Sur l'entente avec Kevin De Bruyne: "L'entente avec Kevin? Ca a toujours été un petit peu le débat en sélection. Mais sur le terrain, on essaie de se trouver, de jouer ensemble. Un jour Kevin fait la différence, un autre jour ce sera moi".

Sur l'équipe en général et les matches de préparation plus délicats: "C'est pas que ça ne va pas. Mais oui, on peut faire mieux collectivement. Ce n'est pas toujours facile de se trouver. L'entrejeu est une de nos forces. On a beaucoup de joueurs qui courent beaucoup, frappent de loin, récupèrent. Radja est l'un des meilleurs du monde à son poste. Thibaut et moi on aimerait qu'il vienne à Chelsea. Lui est concentré sur son Euro".

Ses ambitions à l'Euro: "C'est un moment qui arrive à point pour notre génération dorée, que toute la Belgique attend. Beaucoup de personnes attendent qu'on fasse quelque chose de grand, à nous de tout faire pour y arriver".

Grâce à nos envoyés spéciaux à Bordeaux, revivez la conférence de presse du sélectionneur national et d'Eden Hazard (lire ci-dessous)