"J'ai un contrat jusqu'en 2018, et je ne m'en irai jamais de ma propre initiative. Si la Fédération me licencie, je devrai partir. Mais autrement, je continue avec cette équipe." Au moment de son renouvellement de contrat jusqu'au terme du Mondial russe, Marc Wilmots avait laissé planer le doute sur sa volonté d'aller jusqu'au bout de ce nouveau bail à la tête des Diables rouges. On évoquait notamment la négociation de nombreuses clauses de départ en cas d'intérêt d'un grand club européen, ces mêmes clauses qui avaient amené la presse à le rapprocher de Leverkusen, puis de Schalke 04 ces derniers mois.

Au terme d'une année 2014 riche en émotions paradoxales, le sélectionneur a donc tenu à mettre (une dernière fois?) les points sur les i à propos de son avenir sur le banc de l'équipe nationale. Interrogé dans le cadre de l'émission Karakters de nos confrères de la VRT (qui sera diffusée lundi prochain à 20h40), le sélectionneur a affirmé qu'il mènerait ce contrat de quatre ans jusqu'à son échéance, à moins que de mauvais résultats n'obligent la fédération à lui indiquer la porte de sortie.

Marc Wilmots en a également profité pour régler ses comptes avec une presse belge qui ne l'a pas épargné ces derniers temps : "Notre presse devient comme l'anglaise ou l'allemande. Ils inventent des choses pour faire de gros titres. Que les joueurs ne sont pas à 100% derrière moi, par exemple. Mais ils ne peuvent rien prouver. Et quand je demande qui leur a dit tout ça, je ne reçois aucune réponse." Après le Mondial, un article paru dans les pages de l'hebdomadaire Sport/Foot Magazine avait en effet pointé du doigt la lassitude d'une partie du groupe diabolique par rapport au sélectionneur et à ses méthodes.

Et Wilmots de conclure en adressant un message à ses détracteurs :"Certains journalistes essaient de se débarrasser de moi à la tête de la sélection. Mais plus ils essaieront, plus je resterai longtemps."