Le numéro un du football belge, c'est lui, Marc Wilmots. Il a été élu par Sport magazine et la RTBF. Mais pour l'entraineur des Diables Rouges, ce prix aurait avant tout dû être attribué au public. L'ancien joueur de Schalke 04 et de Bordeaux s'est réjoui de l'engouement des supporters pour l'équipe nationale depuis le début de la campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2014 au Brésil. "Quand je vois maintenant l’engouement qu’il y autour de l’équipe nationale, il y a une réelle passion, ce qui n’était pas le cas avant", a déclaré Marc Wilmots lors d'une interview accordée à Studio 1, La Tribune. "Ce n’est pas moi qui devrais être Numéro 1. Pour moi, ce titre devrait revenir au public. Quand je vois comme ils ont chanté la Brabançonne dans le stade, du jamais vu quand j’étais joueur, j’estime que ce sont eux qui ont " fait " l’année. Les joueurs et le public font quasiment un, comme c’était le cas quand j’étais à Schalke. Si on peut le reproduire, on n’en sera que plus forts. Quand les joueurs et le public donnent d’eux-mêmes, tout le monde s’amuse bien au stade."

Avec son honnêteté habituelle, l'entraineur des Diables Rouges n'y est pas allé par quatre chemins. "Honnêtement ? Être Numéro 1, je n’en ai rien à foutre.", a répondu l'ancien Diable. "J’aime le collectif, pas la gloire personnelle. Nous sommes allés au Gala du Soulier d’Or en groupe, parce que seul, on n’arrive à rien. Ce sont les joueurs qui jouent, les buts, ce n’est pas moi qui les mets. On a de la qualité, et la force d’un bon manager, c’est de faire évoluer les gens avec leurs qualités, à leur bonne position, grâce à un travail de vision, de réflexion, de scouting des gens autour de moi. On a envie d’y aller, envie de réaliser le rêve des Belges. C’est une mission. Il en faut un qui décide, et c’est moi, mais il y a beaucoup d’éléments extérieurs" a ajouté celui qui se satisfait également que les Diables aient "retrouvé de vraies valeurs nationales".

Lors de l'interview, Marc Wilmots a également abordé son nouveau rôle de sélectionneur. "Je dois prendre les décisions, ce qui n’était pas le cas avant. Je le faisais juste avec les joueurs, je faisais mon travail de scouting. Point. Je n’étais pas dans les médias, j’étais tranquille. Le mauvais côté, c’est qu’aujourd’hui je dois toujours m’expliquer, venir sur les plateaux, et ce n’est pas ce que j’aime. Ce que j’aime, c’est m’occuper de mes joueurs, aller les voir, avoir un rapport humain avec eux…", a-t-il encore indiqué. "Il ne faut pas oublier qu’on vient pour le pays. C’est une belle vitrine c’est sûr, mais on vient pour le groupe. Axel Witsel pourrait venir et dire qu’il veut jouer en numéro 10, donner des ballons et marquer des buts et mener le jeu, mais il vient en se rendant disponible, en jouant à la place où je souhaite le mettre", a conclu Marc Wilmots.