A peine débarqué, Marc Wilmots a fait savoir qu’il avait signé son nouveau contrat.  

Pour sa première conférence de presse sur le sol brésilien, Marc Wilmots a réussi à adresser plusieurs messages à la presse, et donc indirectement au public belge et à ses joueurs. Tentons de décrypter ses trois propos les plus marquants.

1. Ce que Wilmots a dit

"Je ne suis pas inquiet concernant Eden Hazard. J’ai vu tous les matches, comme vous. Personne n’a de garantie de jouer. Même pas Eden. Personne n’est sûr d’une place de titulaire. Cela se jouera sur la forme du moment."

Le sélectionneur songe-t-il vraiment à se priver d’Hazard contre l’Algérie ? Bien sûr que non. Parce qu’on ne se prive pas du joueur le plus talentueux de son équipe dans un match du Mondial. En affirmant cela, Wilmots adresse à Hazard un message à la Mourinho. Il lui demande de se montrer à la hauteur de son statut, ce qui n’a pas été le cas lors des matches de préparation. Depuis son arrivée au poste de T1, Marc Wilmots a presque toujours affirmé que certains joueurs étaient sûrs de jouer. Le fait qu’il change de discours juste en arrivant au Brésil est significatif : à cinq jours du match contre l’Algérie, il veut juste éviter que ses cadres se reposent sur leurs lauriers.

2. Ce que Wilmots a dit

"J’ai signé mon nouveau contrat. Vital Borkelmans aussi, tout comme le médecin. Lieven Maesschaelck, lui, n’a pas signé mais il a trouvé un accord avec la Fédération. Quant à Erwin Lemmens, cela dépendra un peu de la route qu’il veut choisir. Mais moi, je veux continuer avec lui."

Marc Wilmots a donc réussi son coup de poker : en mettant la pression sur la Fédération au lendemain du match en Suède, il a obtenu ce qu’il voulait. C’est une bonne chose pour les Diables : il n’y aura pas de spéculation. En principe, c’est avec ce staff technique et avec cette équipe médicale que les joueurs vivront cette Coupe du monde, mais aussi l’Euro 2016 et le Mondial 2018. Pour l’instant, il est interdit de voir aussi loin : seul le présent compte. Mais le présent est plus serein grâce à cette prolongation collective.

3. Ce que Wilmots a dit

Ce que je ne peux pas contrôler, c’est l’éventuelle nervosité des joueurs ou leur envie de trop bien faire. Je peux juste essayer de partager mon expérience de Coupe du monde car pour eux, ça sera la première. Et la première fois, ça fait toujours bizarre ! On ne s’y habitue qu’après. Quand tu entres dans quelque chose d’inconnu, il faut toujours du temps pour découvrir."

La phrase a forcément faire rire l’audience, vu sa connotation. Mais il n’y a aucune raison que le dépucelage mondialiste des Diables se passe dans la douleur, car les joueurs ont déjà vécu des très grands rendez-vous avec leurs clubs. Ces Diables-là ne sont plus des jeunes premiers : quand le moment fatidique sera venu, ils ne paniqueront pas…