Sélection nationale mise à part, «le Real Madrid est la meilleure équipe avec laquelle j’ai joué », a affirmé, vendredi, le milieu de terrain français vedette du champion d’Espagne, en rappelant que, malgré ses brillantes prestations, l’équipe madrilène n’avait encore rien gagné.

«Le Real Madrid est la meilleure équipe avec laquelle j’ai joué. Il y a tant de bon joueurs de grande qualité. En jouant comme ça tous les dimanches, en répétant toujours les mêmes bonnes prestations tous les trois jours, c’est un régal. Si ça continue comme ça, je serai le plus heureux », a affirmé Zizou lors d’une conférence de presse au centre d’entraînement du Real à la Ciudad Deportiva de Madrid.

«Cela ne fait que cinq mois que je suis ici, et on verra à la fin de l’année ce qu’on a gagné. Pour le moment, nous n’avons rien gagné. Pour le centenaire du Real ce serait bien de tout gagner (triplé Championnat, Coupe d’Espagne et Ligue des Champions), mais c’est encore trop tôt pour le dire. Ca ne sert à rien de bien jouer pendant l’année et de perdre à la fin », a toutefois tempéré la recrue vedette du Real Madrid après les commentaires dithyrambiques de la presse sur le jeu du club et sur celui de son numéro 5.

Ensemble

«On exagère toujours quand on encense quelqu’un. Nous jouons bien ensemble », estime Zizou qui reconnaît que la vie au Real est comme celle dont il avait «rêvé » parce que «l’équipe gagne ». «Après cinq ans en Italie, j’avais envie de changer de pays, d’équipe et de football. Le football ici me plaît plus, il est plus joyeux qu’en Italie », a ajouté le Français.

Zidane a précisé qu’il s’entendait bien avec tous les joueurs du Real aussi bien «sur le terrain qu’en dehors » et fait l’éloge de son coéquipier Raul Gonzalez: «Devant le but, il est très fort. Sur trois occasions de but, il t’en met six » (sic).

Quant à la fatigue, le maître à jouer du Real et de l’équipe de France «travaille beaucoup » pour arriver à la fin de la saison en bonne forme malgré un calendrier qui s’annonce surchargé, surtout si le Real réalise ses objectifs.

«Plus il y a de matches, plus il faut travailler. (...) Je ne pense pas trop à la fatigue. Je prends match après match. J’en ai déjà fait l’expérience, j’ai su comment il fallait faire. Cela m’a bien réussi. On va essayer de faire la même chose », a espéré le Français en faisant allusion aux titres de Champion du monde (1998) et d’Europe (2000) après des saisons éprouvantes avec le Juventus de Turin.

Objet de marquages serrés, il évite également de penser à une éventuelle blessure: «En Italie, en Espagne, c’est partout pareil. Il y a des défenseurs qui font leur travail, mais je n’ai jamais pensé qu’un joueur veuille ou puisse me blesser. Bien sûr, tu peux recevoir des coups, de temps en temps mais cela fait partie du jeu ».

Le joueur est également revenu sur son statut de vedette: «Je ne me considère pas comme un ’crack’. Un exemple pour les enfants, peut-être oui. Comme Enzo Francescoli l’a été pour moi ». (AFP)