On ne peut plus rien lâcher !" Ce mâle mot d’ordre, lancé à Wigan par un Francky Dury euphorique après la troisième victoire d’un club belge sur le sol anglais en 49 rencontres européennes et la seconde d’affilée de Zulte Waregem en déplacement européen, est, plus que jamais, d’actualité : le club flandrien est en mesure de graver en lettres d’or une nouvelle page grisante de sa jeune histoire. "Au début de la saison, nous n’avions certainement pas la prétention d’affirmer que nous serions encore compétitifs dans trois épreuves à la mi-décembre" , avoue Francky Dury. "Nous voulons seulement étoffer notre réputation. Nos ambitions étaient hiérarchisées : en priorité, nous voulions disputer les playoffs 1. Ensuite rester en course en Coupe de Belgique. Puis, si possible, poursuivre notre route en Europa League ."

Lundi, l’entraîneur de Zulte Waregem a, de nouveau, analysé les images du match aller : "Kazan est une bonne équipe. Elle n’est, certes, que dixième dans son championnat, mais les deux compétitions ne sont pas comparables. A Kazan, nous avions su demeurer organisés pendant une heure. Puis nous avons cédé face à cette formation qui implique un maximum de joueurs en possession de balle mais aussi quand elle est dépossédée du ballon."

Le redressement opéré après les trois premières rencontres constitue déjà un succès. Zulte Waregem peut-il viser davantage, dans la mesure où Kazan, déjà qualifié, n’affichera peut-être pas une détermination maximale ? "On n’est pas obligé de gagner", concède Fancky Dury. "Mais on ne prépare pas une équipe pour réaliser un match nul même si nous n’avons pas encore gagné à Bruges : ce n’est pas là une bonne motivation. Que faire si on ouvre le score après un quart d’heure ? Nous ne devons pas réfléchir mais jouer notre jeu comme nous l’avons fait jusqu’à présent."