Ostende peut-il sortir la tête de l'eau?

Ostende reste sur trois défaites consécutives à domicile. Inhabituel, ce bilan a de quoi inquiéter les champions en titre. Alternant le bon et le très mauvais depuis le début de la saison, les Flandriens n'ont toujours pas de cohésion. Le déclic qu'espèrent leurs partisans semble aléatoire.

David Lehaire

Ostende reste sur trois défaites consécutives à domicile. Inhabituel, ce bilan a de quoi inquiéter les champions en titre. Alternant le bon et le très mauvais depuis le début de la saison, les Flandriens n'ont toujours pas de cohésion. Le déclic qu'espèrent leurs partisans semble aléatoire.

A voir les Ostendais, on a l'impression qu'ils sont à la dérive. Eddy Casteels refuse cette idée, parlant de «crise passagère comme tous les clubs peuvent en traverser». Reste que la recette qui lui permit de conduire Anvers au doublé en 2000 se composait d'ingrédients dont le double «Coach de l'Année» manque aujourd'hui. Là où Huger et Huggins se faisaient ses relais dans le vestiaire quand une tempête couvait à l'Arena, Casteels trouve peu de soutien à la côte.

Orfèvre dans la construction d'une équipe à long terme, il a dû oeuvrer cet été avec les choix de Johan Vande Lanotte. «Je travaille avec les joueurs que j'ai. Nous pouvons faire de belles choses. Si ce n'était pas le cas, j'arrêterais les frais de suite.»

En attendant, il est à espérer pour Ostende que Biggs et Beghin, à la mentalité exemplaire, ne se découragent pas si les résultats ne prennent pas rapidement une courbe ascendante. «J'espère qu'ils ne baisseront pas les bras car c'est dans cet élément que réside la solution.» Le mental d'un joueur, voilà le facteur sur lequel un coach a le moins d'emprise. Or celui des Flandriens doit être au plus bas en ce moment. A moins que ce soit celui d'un mentor qui semble prêcher la bonne parole dans le désert.

© Les Sports 2003