Weir, le premier Canadien

Mike Weir a résisté à la pression du barrage en mort subite avec l'Américain Len Mattiace pour remporter le 67e Masters et devenir le premier Canadien a s'imposer dans une épreuve du Grand Chelem, dimanche à Augusta

AFP

Mike Weir a résisté à la pression du barrage en mort subite avec l'Américain Len Mattiace pour remporter le 67e Masters et devenir le premier Canadien a s'imposer dans une épreuve du Grand Chelem, dimanche à Augusta.

Weir et Mattiace étaient à égalité avec un total de 281 à l'issue des quatre tours, le Canadien faisant la différence au premier trou de barrage.

"C'est fabuleux d'être le premier Canadien à remporter le Masters, s'est réjouit Weir après avoir reçu la veste verte des mains de l'Américain Tiger Woods, geste accompagné d'un "splendide partie" de la part du double tenant du titre. "C'est tellement spécial que j'ai du mal à l'exprimer avec les mots. J'en avais rêvé et j'ai travaillé dur pour y parvenir".

Mais le plus malheureux était peut-être Mattiace. L'Américain de 35 ans, qui disputait le Masters pour la première fois en professionnel, a en effet réalisé un tour de rêve en 65, avec un des rares eagle du tournoi (13e trou) avant de s'incliner. "Tout petit déjà je regardais le Masters le dimanche et aujourd'hui, j'étais de la partie", déclarait Mattiace, partagé entre le plaisir et la déception. "J'étais sur un nuage durant le dernier tour, réussissant les coups comme je les imaginais".

Weir, qui avait débuté la journée au 2e rang, devait réussir un putt d'environ 3 mètres pour égaliser à la fin du 18e trou. Ce qu'il fit avec brio pour terminer une journée dénuée de tout bogey (4 birdies) avec une carte de 68, égalant ainsi son score du deuxième tour.

A 32 ans, le joueur de l'Ontario, premier gaucher à gagner le Masters, a signé la cinquième victoire de sa carrière professionnelle (entamée en 1992), la troisième déjà cette saison.

Woods a manqué la passe de trois historique, devant se contenter cette fois de partager la 15e place. "On ne peut pas tout avoir", jugeait le N.1 mondial qui, à 27 ans, compte déjà trois Masters pour un total de 8 trophées majeurs à son palmarès. "Notre sport est ainsi fait. Ce n'est pas facile. Personne ne l'a jamais fait (passe de trois)".

"C'était une de ces semaines où rien n'allait pour moi", commentait Woods qui, après un piètre premier tour (76), avait échappé de justesse au cut (43e). Auteur d'une belle remontée sur le 3e parcours (66), il n'a pu enchaîner pour conclure finalement en 75.

L'Américain Phil Mickelson, 3e à deux coups du duo, a terminé une nouvelle fois sur un podium du Grand Chelem où il n'a toujours pas pu inscrire son nom. "On ne doit pas voir le succès en termes de victoire ou de défaite, estimait Mickelson. "Je suis venu et j'ai réussi ma journée. J'ai bien joué en pensant que j'avais vraiment une chance de l'emporter".

L'Espagnol Jose Maria Olazabal, double lauréat de l'épreuve (1994 et 99), a terminé premier Européen en partageant la huitième place à sept coups des leaders.