Weir, la nouvelle fierté du Canada

Mike Weir est entré dans l’histoire du golf mondial et dans le coeur de ses compatriotes en devenant dimanche le premier canadien à figurer au palmarès du Masters d’Augusta, se rapprochant ainsi de son idole, le hockeyeur Wayne Gretzky.

AFP
Weir, la nouvelle fierté du Canada
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Mike Weir est entré dans l’histoire du golf mondial et dans le coeur de ses compatriotes en devenant dimanche le premier canadien à figurer au palmarès du Masters d’Augusta, se rapprochant ainsi de son idole, le hockeyeur Wayne Gretzky.

«Cette victoire est pour moi et ma famille, mais c’est aussi une grande victoire pour le Canada, pour le golf canadien et les +fans+ canadiens qui m’ont toujours supporté », se réjouissait Weir, avant un appel de félicitations du premier ministre de son pays en séjour à Saint-Domingue.

Comme tout jeune canadien qui se respecte, Weir a chaussé les patins avant de goûter à la balle blanche. S’il n’a pas percé dans ce sport, il est resté capable de taquiner la palet comme il l’a fait en 1999 en s’entrainant avec les Washington Capitals, dont le capitaine Adam Oates est un ami de longue date.

A 13 ans, le golfeur en herbe de Sarnia, sur les bords du Lac Huron, a demandé conseil par écrit au légendaire Jack Nicklaus, pour savoir s’il devait changer et jouer en droitier. La réponse du sextuple champion du Masters fut catégorique: conserver son swing naturel.

La gaucher de l’Ontario a gravi les échelons nationaux: meilleur jeune du pays à l’age de 16 ans, champion juniors de l’Ontario deux ans plus tard, puis meilleur amateur de l’Etat en 1990, et s’illustrant dans les compétitions universitaires américaines.

Débuts victorieux

Passé pro en 1998, il rejoignait le circuit nord-américain (PGA) l’année suivante. Des débuts en fanfare puisque le «rookie » (débutant) entrait dès cette année au palmarès du PGA en remportant l’Open du Canada.

Une nouvelle victoire l’année suivante lui permettait de franchir la barre du million de dollars de gains (environ autant d’euros). Mais c’est en 2001 qu’il consolidait sérieusement son compte en banque en ramenant une chèque d’un million de sa victoire au Championnat du Tour.

Sans succès l’an dernier, Weir affichait dès le début de l’année 2003 sa forme et ses ambitions en remportant le célèbre Bob Hope Classic puis l’Open Nissan. En route vers le Masters, le Canadien restait toutefois, comme tout le monde, dans l’ombre de la tentative de Tiger Woods d’être le premier homme à s’imposer trois années de suite.

Faisant preuve d’une force mentale égale à la qualité de son jeu, Weir a résisté à la pression pour triompher après un barrage à la mort subite avec l’Américain Len Mattiace.

La veste verte sur les épaules, et un million de dollars de plus en poche, il pouvait envisager sereinement la célébration de son 33e anniversaire (le 12 mai), en compagnie de son épouse Bricia et de ses deux filles, Ella Marisa et Lily.