Tiger Woods signe son retour

Tiger Woods a survécu à un terrible barrage contre son compatriote Chris DiMarco pour remporter son quatrième Masters, dimanche à Augusta, signant ainsi son retour au sommet de la hiérarchie mondiale du golf.

AFP
Tiger Woods signe son retour
©AP

Tiger Woods a survécu à un terrible barrage contre son compatriote Chris DiMarco pour remporter son quatrième Masters, dimanche à Augusta, signant ainsi son retour au sommet de la hiérarchie mondiale du golf.

Woods a scellé le sort de cette 69e édition des Masters, marquée les deux premiers jours par de la pluie et du retard, en réussissant un put de près de cinq mètres lors du premier trou de barrage, disputé sur le trou N.18.

Auparavant «le Tigre» avait eu l’occasion de conclure sa quatrième victoire au Masters (1997, 2001, 2002, 2005) en se présentant au départ du trou N.17 avec deux coups d’avance sur DiMarco, le seul à suivre le rythme infernal imposé par Woods samedi et dimanche.

Mais deux bogeys plus tard, DiMarco, qui avait déjà joué la dernière partie l’an passé, pouvait de nouveau croire en ses chances en forçant Woods à un toujours aléatoire barrage. En vain !

Cette victoire met fin à une disette de 10 tournois du Grand Chelem sans succès pour Woods, alors que le Tigre chasse le record de son compatriote Jack Nicklaus (18). Parti trois coups derrière Woods au départ du dernier tour, DiMarco (36 ans) a répondu coup par coup à son cadet (29 ans) sur cette ultime joute.

A trois reprises sur les neufs derniers trous, DiMarco est revenu à un coup, mais à chaque fois Woods répliquait. Le plus grand moment fut sans doute le birdie réalisé par Woods sur le Par 3 du N.16. Alors que DiMarco s’était confortablement installé sur le green, Woods ratait son départ en plaçant sa balle dans l’herbe un peu plus haute. Mais une géniale inspiration de Woods et la pente du green permettaient à la balle d’effectuer un virage à 45° pour venir s’arrêter littéralement au dessus du trou. Figée l’espace d’un instant, la balle décidait finalement de plonger dans le trou pour un birdie, qui faisait exploser le Tigre, son caddie et la foule.

A défaut de récompenser le joueur le plus régulier, puisque DiMarco n’a jamais quitté l’une des deux premières places, le Masters est allé à celui qui a joué le golf le plus étincelant. Après une première carte de 74, soit sept coups de retard sur DiMarco au premier tour, Woods a hissé son jeu à un niveau incroyable pour revenir au sommet.

Entre les deuxième et troisième tours, débutés vendredi et achevés dimanche matin, Woods a réussi 16 birdies, dont sept consécutifs, contre trois bogeys.

Derrière ce duo, c’était le désert. Le duo des troisièmes composé du Sud-Africain Retief Goosen et de l’Anglais Luke Donald terminait à sept coups des leaders, un de mieux que le Fidjien Vijay Singh, contraint de céder à Woods la place de N.1 mondial. Le tenant du titre, l’Américain Phil Mickelson, était déjà trop loin après trois tours et a dû se contenter d’une dixième place.


Chris DiMarco (USA/2e): «Faire 68 à Augusta pour finir à 12 sous le Par est d’habitude suffisant pour gagner. Mais j’ai simplement joué contre Tiger Woods. Cela a été serré jusqu’à la fin. En tout cas, je me suis prouvé énormément de choses. Vous savez, ce sport est tel que vous manquez un putt ici, vous manquez autre chose là. En se retournant sur les deux coups importants du jour, il y a eu son approche du N.16 qui est rentré et le mienne du N.18. Je ne sais comment elle a fait pour ne pas rentrer. Si ces deux coups avaient tourné dans l’autre sens...» Tiger Woods (USA/vainqueur): «Je dédie cette victoire à mon père qui se bat. Il n’a pas été capable d’être là toute la semaine. (...) Chris (DiMarco) a fait beaucoup de jolis coups. Pour ma part, j’ai juste essayé de tout faire rentrer. Le putt du N.16 fut grandiose, l’un des plus beaux coups que j’ai joué. Et en barrage, j’ai frappé deux des meilleurs coups du week-end, un bois 3 et un fer 8 pour atteindre le green parfaitement. J’ai ensuite fini avec un joli putt.»