Chris DiMarco n'a pas écrit l'histoire

Mettons-nous deux minutes à la place de Chris DiMarco (36 ans), héros malheureux du final de ce Masters. Que peut-il se reprocher? Rien. Ou pas grand-chose. Le coach national Michel Vanmeerbeek analyse le final exceptionnel de ce Masters. Pour lui, pas de doute: ce tournoi était simplement destiné à Tiger Woods...

Hugues Feron
Chris DiMarco n'a pas écrit l'histoire
©AP

Mettons-nous deux minutes à la place de Chris DiMarco (36 ans), héros malheureux du final de ce Masters. Que peut-il se reprocher? Rien. Ou pas grand-chose. «Il a joué de manière extraordinaire les deux premiers jours (67-67, NdlR), puis encore lors des neuf premiers trous dimanche, excepté ses quelques putts ratés pour birdies», nous commente le coach national Michel Vanmeerbeek. «Il a payé au prix fort son erreur au trou n°12. Cependant, Tiger Woods n'a pas volé sa victoire pour autant! Il est le seul à avoir rentré deux cartes d'affilée aussi fortes sous le par (66-65). C'est d'ailleurs à ce moment qu'il a gagné ce Masters plutôt que sur son chip du n°16 ou encore son birdie en play-off (...) Ce Masters était pour lui, c'était sa destinée. Woods écrit l'histoire du golf, pas DiMarco, malheureusement pour lui...»

Il n'empêche. Que se serait-il passé si Woods n'avait pas rentré ce chip sensationnel au 16, au plus fort de la pression? «Vous savez, ce coup n'est pas dû au hasard. Le Masters se déroulant toujours à Augusta, tous les joueurs connaissent toutes les options de jeu. Davis Love avait rentré un coup similaire quasiment du même endroit il y a deux ou trois ans. Cette balle roulée-piquée, qui freine dans la pente avant de redescendre, est bien sûr phénoménale, mais neuf joueurs sur dix de ce niveau auraient tenté le même coup. La différence avec Woods, c'est qu'il le rentre au bon moment...» Un destin que n'a donc pas eu DiMarco sur le 18, lorsque son chip lorgne le trou avant de ressortir. «Exactement. Tout comme le fait de voir sa balle redescendre la pente du green tant au 72e qu'en play-off. Il pense avoir le mètre cinquante qui lui manquait dans son club. Son approche était d'ailleurs un peu plus longue la deuxième fois, mais le résultat est identique. Ces greens sont incroyables. On en redemande!» Nous aussi...

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